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Finance mondiale : derniers préparatifs en vue du G20  


Ce week-end, les ministres des Finances du groupe des vingt étaient réunis au Brésil avec les gouverneurs des banques centrales et les représentants des grandes institutions financières - Banque mondiale (BM) et Fonds monétaire international (FMI) - pour préparer ce sommet des chefs d'État du G-20 prévu samedi dans la capitale américaine. Un sommet qui, espère-t-on, permettra d’offrir une réponse collective concrète à la crise. A cette occasion, le président brésilien Luis Inacio Lula da Silva a plaidé en faveur d'un plus grand rôle pour les pays émergents dans la finance mondiale.

Les pays africains se plaignent aussi d’être sous-représentés à ce sommet. Un forum sur le développement durable s’est tenu récemment à Brazzaville où on a réclamé une plus grande implication de l’Afrique dans les affaires globales. Seule l’Afrique du Sud, puissance économique émergente, est intégrée au G20.

Vendredi dernier, les dirigeants des 27 pays de l’Union européenne (UE) s’étaient également réunis à Bruxelles pour préparer la rencontre de Washington. Ils ont souhaité la mise en place d’un calendrier de 100 jours, au terme duquel le plan de réforme de la finance mondiale devrait être présenté. Ils ont également souhaité l’organisation d’un second sommet mondial de la finance, dés que le président élu Barack Obama aura pris ses fonctions, le 20 janvier 2009. Le président français Nicolas Sarkozy, président en exercice de l’UE, a souligné que les Européens sont unis sur la nécessité de reformes.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown s’est fait l’écho de M. Sarkozy, faisant valoir que les réformes financières devraient être appliquées à l’échelle mondiale, et non pas régionale.

En dépit de ce front uni, des divergences persistent entre les Européens. La France fait pression pour un plus grand rôle de l’État, mais la Grande Bretagne et l’Allemagne sont contre. Et si l’UE souhaite la refonte des principales institutions financières internationales, certains analystes disent que les Européens ne veulent pas perdre leur rôle de premier plan au sein de la Banque mondiale et du FMI.

Bref, un rapport de forces se dessine à quelques jours du sommet de Washington, non seulement entre l'Europe et les États-Unis, mais entre les puissances industrialisées et les pays émergents – Chine, Inde et Brésil en tête.

Quoiqu’il en soit, d’autres experts font valoir qu’il ne faut pas trop attendre de la rencontre de Washington, étant donné que le mandat de M. Sarkozy à la tête de l’UE s’achève le 31 décembre, et que M. Obama n’y assistera pas, puisqu’il ne prendra ses fonctions qu’à la fin janvier. Même si, selon le sous-secrétaire au Trésor américain chargé des questions internationales, David McCormick, l’administration Bush tient Mr. Obama informé des préparatifs du sommet du G20.

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