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Le nouveau virus mortel signalé en Afrique du Sud, identifié 


Il s’agirait bien d’un arenavirus complètement nouveau et particulièrement virulent, mais qui semble réagir à un médicament, la ribavirin.

Les rats seraient le vecteur de cette nouvelle souche de virus qui cause une fièvre hémorragique qui a déjà coûté la vie à quatre personnes en Afrique du Sud. Des échantillons prélevés sur des malades ont été envoyés pour analyse au Centre de contrôle des maladies infectieuses (CDC) aux Etats-Unis, ainsi qu'au laboratoire de l'université Columbia de New York, spécialisé dans les recherches sur les nouveaux microbes.

Lundi, un responsable de ce laboratoire, le Dr Ian Lipkin, avait annoncé que les tests génétiques pointaient en direction d'une souche jamais identifiée de la famille de virus dits « arenavirus », comprenant les germes à l'origine notamment de la fièvre de Lassa.

Le virus identifié par les chercheurs de l’université Columbia provoque une maladie hémorragique pouvant entraîner des saignements internes ou externes. Les chercheurs n’ont pas encore réussi à comprendre pourquoi le virus est aussi pathogène, a souligné le Dr Lipkin.

Jeudi, des responsables sud-africains de la santé ont confirmé les travaux réalisés à l’université Columbia en annonçant que les analyses de l'Institut national sud-africain des maladies transmissibles (NICD) menées conjointement avec les CDC ont bien montré qu’il s’agit d’un arenavirus complètement nouveau. Sa première victime a été une Zambienne qui a été transportée en septembre dans un hôpital de Johannesburg où elle a succombé. Un auxiliaire médical qui l’avait traitée, une infirmière et une femme de ménage de l’hôpital sont ensuite morts du même virus. Une autre malade, une femme, est toujours soignée, mais elle réagit aux traitements.

En général, les rats et les souris servent de réservoirs naturels aux arenavirus, connus pour provoquer des fièvres foudroyantes chez les malades.

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