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L’économie, principal souci des Arabo-Américains à l’approche de l’élection présidentielle 


Plus de trois millions d’Américains font remonter leur arbre généalogique jusqu’au Proche-Orient et en Afrique du Nord. La majorité de ces Arabo-Américains sont des chrétiens. Un quart seulement disent être musulman. A l’approche de l’élection présidentielle du 4 novembre, ils expriment les mêmes soucis que leurs compatriotes, s’inquiétant du chômage, de l’économie, de la guerre en Irak, de la couverture médicale et de la qualité de l’éducation.

« Nos soucis sont les mêmes que ceux du pays. Nous venons d’achever un sondage des Arabo-Américains et 80% d’entres eux ont dit que l’économie reste leur préoccupation principale » explique James Zogby, fondateur et président de l'Institut arabo-américain de Washington, la capitale.

Mais ils se préoccupent également du fait que les termes « Arabe » ou encore « Musulman » ont été utilisés négativement durant la campagne électorale.

Selon le recensement de 2000, les Arabo-Américains vivent surtout dans cinq États clés qui pourraient décider l’issue de l’élection présidentielle, à savoir, le Michigan, la Floride, l’Ohio, la Pennsylvanie et la Virginie.

Près de la moitié des Arabo-Américains sont inscrits au Parti démocrate et selon un sondage réalisé le mois dernier par l’institut Zogby International, le candidat du parti démocrate Barack Obama aurait 14% d’avance sur son rival républicain John McCain parmi ces électeurs. M. Obama serait également très populaire parmi les Arabes récemment naturalisés Américains.

Une chose inquiète particulièrement ce segment de l’électorat. C’est le fait que tout au long de la campagne présidentielle, les termes « arabe » et « musulman » ont été brandis dans un contexte négatif. M. Obama a été, faussement, accusé d’être musulman ou d’avoir des liens avec des terroristes.

Récemment, l’ancien secrétaire d’Etat américain Colin Powell a fait une remarque qui exprimait publiquement ce que grand nombre d’Arabo-Américains pensent depuis longtemps. Et si le Sénateur Obama était musulman? Où serait le mal ? Pourquoi un musulman américain ne pourrait pas concevoir de briguer un jour la Maison-Blanche, a-t-il dit en substance.

Les Arabo-Américains soulignent que le fait d’être musulman ou arabe ne les empêchent pas d’être de bons Américains. Comme nombre de leurs compatriotes, ils s’inquiètent de la direction prise par leur pays et disent que la meilleure façon de se faire entendre, c’est encore de voter le 4 novembre.

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