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Etats-Unis: peu de changement dans la politique africaine quel que soit le prochain locataire de la Maison Blanche


La politique américaine en Afrique restera plus ou moins identique, quel que soit le vainqueur des présidentielles du 4 novembre aux Etats-Unis. Tel a été le consensus au séminaire de la Commission économique de l’Onu pour l’Afrique à Addis Abeba sur les implications de ce scrutin pour le continent africain.

Pour l’analyste américain Steven Ekovitch, professeur de science politique à l’université américaine de Paris, les plate-formes politiques des deux principaux candidats à la présidence, à savoir le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain, se ressemblent énormément. « J’ai non seulement eu l’impression de lire le même texte, mais je me suis aussi rendu compte que j’avais déjà vu quelque chose de semblable », a déclaré en substance le professeur Ekovitch, en faisant allusion a la politique de l’administration Bush en Afrique.

Steven Ekovitch, l’une des têtes d’affiches du séminaire, a dit aux diplomates et officiels africains présents de ne pas s’attendre à une politique plus favorable en cas de victoire du candidat favori de l’Afrique, Barack Obama, dont le père était Kenyan.

« Mais je vous dirai par contre ceci : un président africain-américain sera plus sévère a votre égard qu’un président blanc. Il peut vous traiter avec amour et rigueur, comme on dit aux Etats-Unis. Il pourra vous dire ce qu’un autre chef de l’exécutif ne pourrait: Mes frères et sœurs africains doivent faire mieux dans les domaines de la lutte contre la corruption, de la promotion de la démocratie et de la réduction de la violence », a souligné le professeur Ekovitch, en rappelant que Barack Obama n’a pas hésité à agir de la sorte à l’égard de ses compatriotes africains-américains.

Steven Ekovitc a fait remarquer que Barack Obama et John McCain sont tous deux contre les massacres au Darfour et en faveur de pressions accrues sur le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, pour qu’il cesse de réprimer son people.

« Cela veut dire qu’il n’y a aucun changement visible entre les deux postulants actuels à la Maison Blanche et les précédents candidats et présidents américains. Idem pour les résultats des prochaines élections. Il n’y a pas d’implications à attendre », a conclu le diplomate kenyan Michael Oyogi.Toutefois, cela n’empêche pas une énorme fascination dans beaucoup de régions d’Afrique concernant les prochaines présidentielles américaines, ont souligné les diplomates et officiels africains présents au séminaire d’Addis Abeba.

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