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RCA : blocage dans le processus du Dialogue national inclusif


Les efforts visant à la tenue du Dialogue national inclusif sont dans l’impasse depuis l’adoption, lundi, d’une nouvelle loi d’amnistie jugée inacceptable par les groupes politico-armés, par l’opposition qui a boycotté le vote ainsi que la société civile, qui critique les amendements apportés à la nouvelle version. Ledit texte prévoit notamment l’annulation de l’amnistie si dans un délai de 60 jours les rebelles ne sont pas entièrement désarmés et cantonnés. L’opposition et la société civile accusent le gouvernement d’avoir torpillé un projet de loi d’amnistie de consensus avant le vote de lundi pour des raisons politiciennes.

« La commission mixte de l’Assemblée nationale avait fait un travail louable dans la mesure où elle a procédé à l’audition de plusieurs entités, dont les organisations de défense des droits de l’Homme », a expliqué Me Nganatoua Goungaye Wanfiyo, président de la Ligue centrafricaine des droits de l’Homme. Selon Me Wanfiyo, le projet de loi soumis par la commission reflétait de nombreuses préoccupations des défenseurs des droits de l’Homme.

Les amendements apportés au projet, lors des débats, par les députés de la majorité, sur instruction de l’exécutif, ont dénaturé le texte initial, affirme le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’Homme. Selon Me Goungaye Wanfiyo, le projet initial suggérait l’amnistie pour « tous les protagonistes, à l’exception des faits qui pouvaient être qualifiés de crimes de guerre, crimes de génocide ou crimes contre l’humanité conformément au Statut de Rome » dont la RCA est signataire.

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