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Etats-Unis: le gouvernement appelle le Congrès à donner son feu vert au plan contre la crise financière


L’administration Bush exhorte le Congrès à approuver le plan de 700 milliards de dollars visant à protéger l’économie américaine des lourdes pertes occasionnées par la crise financière en cours. Utiliser l’argent du contribuable pour secourir des entreprises privées n’a jamais été populaire ici aux Etats-Unis, surtout si la bouée de sauvetage équivaut à plus de 2000 dollars de revenu par habitant. Selon le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, cette option a été retenue à contre-cœur.

« C’est un programme à travers lequel le gouvernement achèterait des actifs, les garderait puis les revendrait. Et les fonds reviendraient au Trésor. Le coût de l’opération sera déterminé en fonction de la célérité dans la relance de l’économie et la stabilisation des prix dans l’immobilier », a expliqué M. Paulson, avertissant que l’inaction conduirait à la catastrophe.

La crise est née des prêts hypothécaires consentis à des ménages peu solvables, qui n’ont pas été en mesure de les rembourser. Elle a entraîné l’effondrement des principales compagnies financières du pays. Les experts redoutent un blocage de l’accès au crédit, ce qui étranglerait l’économie et menacerait les finances des Américains.

La semaine dernière, le président Bush a proposé le rachat, par le gouvernement, des mauvaises dettes et, éventuellement, la revente des actifs liés à ces dettes. La question est de savoir ce que le Congrès peut bien faire à quelques semaines des élections générales de novembre.

« Les législateurs ont beaucoup d’idées sur ce qui, selon eux, doit faire partie du plan de sauvetage. Nous devons donner au secrétaire au Trésor l’autorité d’agir. La situation est complexe, et je ne pense pas que nous devons la microgérer », a déclaré le démocrate Christopher Dodd, président de la commission bancaire du Sénat.

Toutefois, certains républicains du Congrès mettent en garde contre le risque d’en faire trop au lieu de se concentrer sur la crise. « Il s’agit avant tout de protéger notre économie et les emplois des Américains. Ce n’est pas l’heure d’afficher sa pureté idéologique », a lancé le député républicain John Boehner.

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