Liens d'accessibilité

Un oléoduc de Royal Dutch Shell détruit au Nigéria


Le Mouvement pour l’émancipation du delta du Niger (MEND) intensifie, en ce moment, sa campagne contre les autorités et les compagnies pétrolières étrangères. Il a déclaré une guerre tous azimuts contre l’industrie pétrolière, en réponse aux raids meurtriers de l’armée nationale sur ses positions, samedi.

Les militants du MEND ont annoncé aujourd’hui avoir détruit un important oléoduc de la compagnie Royal Dutch Shell. La société a confirmé qu’un tronçon de son oléoduc à Bakana, dans l’Etat de Rivers a bel et bien été attaqué lundi soir, mais elle n’a pas fourni d’autres précisions. De leur côté, les forces de sécurité nigérianes ont dit avoir repoussé une attaque de militants contre une plate-forme pétrolière de Chevron. Par ailleurs, les autorités ont confirmé que des hommes armés ont enlevé un Britannique travaillant dans le secteur pétrolier, lundi soir.

Les défenseurs des droits fondamentaux s’inquiètent de l’impact de ces violences sur les populations locales. Selon Sofiri Peterside, un responsable d’une ONG de défense de ces droits, les combats ont un peu perdu de leur intensité mais les tensions demeurent vives.

« Je ne dirais pas que les opérations militaires ont cessé. Shell, qui possède une station de pompage tout près d’Alakiri, a retiré un millier de ses employés et interrompu ses activités. Des hélicoptères de l’armée continuent à effectuer des vols au-dessus du secteur. Il n’y a plus d’affrontements en ce moment mais les militaires sont en état d’alerte dans la région et même à Port Harcourt », a déclaré M. Peterside.

Le MEND a indiqué qu’il va bientôt libérer les deux Sud-Africains qui figurent parmi les 27 personnes qu’il dit avoir sauvées, alors qu’elles se trouvaient entre les mains de pirates. Le MEND précise qu’il a effectué cette opération, en réponse à un appel d’Azukah Okah, l’épouse d’Henry Okah, l’un des leaders de ce groupe actuellement accusé de trahison au Nigéria.

XS
SM
MD
LG