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New York retrouve son équilibre, en dépit de la crainte d’un dépôt de bilan de l'assureur AIG


L'assureur American International Group (AIG), l’un des leaders mondiaux du secteur, fait planer une ombre sur Wall Street, déjà très malmenée lundi. AIG a lancé hier un appel inédit à la Réserve fédérale (Fed), la banque centrale américaine, pour lui demander un prêt à court terme. Ce mardi, son action a plongé à la bourse de New York à $1,25 alors qu’elle s'échangeait à $70 l'an passé, après que les principales agences de notations aient revu ses notes à la baisse, ce qui l'a encore rapproché du dépôt de bilan. L’action a légèrement remonté suite aux informations selon lesquelles l’administration Bush serait disposée à lui venir en aide.

Les valeurs bancaires se sont ressenties mardi d’une autre mauvaise nouvelle : l'annonce par la banque d'affaires américaine Goldman Sachs d'une chute de 70% de son bénéfice net au troisième trimestre, alors que depuis le début de la crise vers juin 2007, Goldman Sachs semblait relativement invulnérable. Les revenus de la banque d'investissement ont chuté de 40%.

De Sydney à Londres, les banques centrales ont injecté d'importantes liquidités sur les marchés financiers pour la deuxième journée consécutive, ce qui n'a pas empêché le coût du crédit de flamber.

Dimanche, le gouvernement américain avait annoncé qu’il ne soutiendrait pas deux grandes banques, Lehman Brothers et Merrill Lynch. Le département du Trésor avait déjà déboursé des dizaines de milliards de dollars pour faciliter le rachat en urgence de la banque Bear Stearns par JP Morgan Chase en mars dernier. Il s’était impliqué également début septembre pour maintenir sur pied les organismes de refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac.

En fin de compte, Merrill Lynch a été avalée par Bank of America, une transaction chiffrée à 50 milliards de dollars. Et la banque d'affaires Lehman Brothers s'est placée sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites, ce qui lui donne un répit pour se réorganiser.

Pour tenter de freiner la débâcle financière, la Fed a annoncé plusieurs nouvelle mesures pour permettre aux banques en difficultés d’obtenir des injections de capitaux. Par ailleurs, dix grandes banques ont mis en place un fonds de 70 milliards de dollars dans lequel elles pourront puiser si elles se trouvent à court de liquidités.

Le président George Bush a souligné que son administration oeuvre pour réduire l’impact de la crise financière sur l’économie. Il s’est dit confiant en la capacité des marchés financiers de surmonter à long terme les difficultés actuelles, du fait notamment de leur flexibilité.

Par ailleurs, la Fed a décidé mardi ne pas toucher aux principaux taux d’intérêt. Ils restent inchangés à 2%.

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