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Zimbabwe : l’accord de partage du pouvoir enfin signé


Le président Robert Mugabe et les principaux leaders de l’opposition zimbabwéenne ont signé, aujourd’hui, un accord de partage du pouvoir dans l’espoir de mettre un terme à la crise dans leur pays. La cérémonie s’est déroulée à Harare, en présence d’une demi-douzaine de chefs d’Etat et plusieurs milliers de militants des différents partis. Selon cet accord – qui met fin à 30 ans de pouvoir sans partage de la ZANU-PF - le président Robert Mugabe demeure le chef de l’Etat. Le leader du Mouvement pour le changement démocratique – MDC - Morgan Tsvangirai, occupera le tout nouveau poste de Premier ministre, et Arthur Mutambara, leader d’une petite faction du MDC, lui, deviendra vice-Premier ministre. La ZANU-PF au pouvoir recevra 15 postes ministériels, le MDC de Tsvangirai, 13, et celui de Mutambara, trois.

« L’histoire nous oblige à emprunter le même chemin. Nous pourrions avoir des points de désaccords, comme c’est actuellement le cas, mais il y a des point sur lesquels nous sommes d’accord », a déclaré le président zimbabwéen, ajoutant que le respect de certains principes permettront de progresser. Pour sa part, Morgan Tsvangirai a expliqué avoir signé l’accord parce qu’il représente, à son avis la meilleure opportunité de bâtir un Zimbabwe paisible et prospère.

Contrairement au cas du Kenya, de sérieuses divergences idéologiques existent entre les leaders politiques zimbabwéens, explique David Zounmenou Dossou de l’Institut d’études de la sécurité de Prétoria. Selon cet expert, l’engagement du président sud-africain Thabo Mbeki et des autres leaders d’Afrique australe constitue un élément-clé pour le succès de l’accord de Harare.

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