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Etats-Unis: le républicain John McCain officiellement candidat à la Maison Blanche, la campagne électorale reprend de plus belle



Le sénateur de l’Arizona John McCain a officiellement accepté, hier, l’investiture du parti républicain comme candidat aux présidentielles américaines de novembre. Dans son discours d’acceptation, M. McCain a promis d’introduire - avec le concours de sa colistière Sarah Palin, gouverneur de l’Alaska - de profondes réformes à Washington, de redynamiser l’économie nationale et promouvoir les énergies renouvelables. Le changement est en route, a-t-il lancé à l’attention de la classe politique à Washington.

L’ancien pilote de chasse et ancien prisonnier de guerre au Vietnam a dit aux délégués à la convention du parti républicain à Minneapolis-St. Paul, dans le Minnesota, et au reste du pays, qu’il est plus qualifié que son rival démocrate, le sénateur Barack Obama, pour diriger les Etats-Unis.

Le soutien de McCain à l’invasion américaine en Irak et à la politique du président George Bush menaçait d’entamer sa réputation de politicien indépendant. Le sénateur de l’Arizona s’est voulu rassurant à ce propos, disant aux délégués qu’il est un réformateur, qui ne travaille pas pour un parti, mais pour l’ensemble du peuple américain. « Je suis tombé amoureux de mon pays lorsque j’étais prisonnier dans le pays de quelqu’un d’autre. J’aimais ce pays non seulement pour les conforts de la vie ici, je l’aimais pour sa décence, pour sa foi en la sagesse, la justice, et la bonté de son peuple », a-t-il expliqué.

Le candidat républicain s’est félicité de son choix pour la vice-présidence, le gouverneur de l’Alaska Sarah Palin, très peu connue il y a encore une semaine. Cette dernière a été investie hier par acclamation , devenant du même coup la première femme candidate du parti républicain à la vice-présidence. En début de soirée, un film vidéo montrant les attaques terroristes d’al-Qaida du 11 septembre 2001 contre le Pentagone et le World Trade center à New York. John McCain a réitéré sa position selon laquelle les Etats-Unis peuvent remporter la victoire en Irak et prévaloir dans la guerre contre le terrorisme en demeurant vigilants.

Au cours des quatre jours de la convention du parti républicain, plusieurs orateurs s’en sont pris à Barack Obama, remettant en cause son expérience et son aptitude à diriger le pays. Battant campagne hier en Pennsylvanie, le candidat a répondu que c’est dans l’habitude des républicains de se livrer à des attaques gratuites. Ils n’ont pas de programme sur lequel appuyer leur campagne, a-t-il ajouté.

Plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées par les policiers au cours des quatre jours de la convention républicaine ; la majorité protestait contre la guerre en Irak et la politique de l’administration Bush.

La fin des conventions des deux principaux partis politiques américains marque le début de la dernière ligne droite vers les présidentielles de novembre. Les sénateurs John McCain et Barack Obama marqueront l’Histoire à leur façon si l’un ou l’autre était élu en novembre. Le premier serait, en effet, à 72 ans, le président le plus âgé être porté à la tête des Etats-Unis et le second le tout premier Africain-Américain à accéder à la Maison Blanche.

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