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Tchad : aucun lien entre la condamnation à mort de Habré et son procès attendu au Sénégal, assure le gouvernement


L’ancien président tchadien Hissène Habré et 11 chefs rebelles tchadiens ont été condamnés par contumace vendredi pour atteinte à la sécurité de l’état par la cour criminelle de N’Djaména. La nouvelle a suscité une grande ssurprise au Sénégal, où M. Habré vit en exil. Ce pays avait été mandaté en 2006 par l’Union africaine pour organiser le procès pour crimes contre l’humanité de l’ancien président tchadien. Selon le ministre sénégalais de la justice, Me Madické Niang, par ailleurs ancien avocat à la défense de M. Habré, les poursuites contre l’ancien président tchadien ne se justifient plus dès lors qu’il a déjà été jugé dans son pays d’origine.

Le ministre tchadien de la justice, Jean Alingue Bawoyeu, assure, de son côté, que la sentence rendue à N’Djaména « n’a aucune conséquence sur le procès qui est en cours contre le président Hissène Habré » et qui est « dû à ce qui s’est passé pendant l’exercice de ses fonctions. » Selon M. Bawoyeu, ce qui s’est passé devant la Cour criminelle de N’Djaména a trait à « son activisme auprès des rebelles, à travers certains de ses militants, de son parti et lui-même, qui finançait cette rébellion. »

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