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Des scientifiques américains rendent des objets invisibles


Cela fait des années, voir des décennies, que les écrivains rivalisent d’imagination pour décrire divers objets ou artifices permettant à des gens ou à des objets de devenir invisibles.

Aujourd’hui, ces techniques ne relèvent plus seulement de la science-fiction. Elles pourraient devenir une réalté, affirment des équipes de scientifiques américains. Ces experts, travaillant sous la direction du professeur Xiang Zhang de l’université de Berkeley en Californie, viennent d'effectuer un pas important vers ce monde magique de l’invisibilité en créant des matériaux optiques qui pourraient, un jour, rendre un objet ou une personne invisibles.

Les scientifiques concernés ont publié leurs travaux dans les magazines Science et Nature. Ils disent avoir fabriqué des métamatériaux dont l'indice de réfraction est négatif. Précisons que les métamatériaux sont des matériaux composites artificiels qui présentent des propriétés électromagnétiques qu'on ne trouve pas dans les matériaux naturels.

En faisant dévier la lumière autour de certains objets, en éliminant les ombres et en reflétant les rayons, ces métamatériaux rendent les objets en question invisibles.

Lorsque les rayons de lumière parviennent à l’objet, on peut les faire dévier, opérer un virage autour de l’objet, pour réapparaître après, explique le Pr Zhang. Donc, les observateurs ne voient aucune ombre, ils ne peuvent pas voir l’objet, et c’est ce qui le rend invisible, ajoute le scientifique.

Autre exemple : dans un aquarium, un poisson semble toujours plus proche de la surface de l’eau qu’il ne l’est. En tirant parti d’un indice de réfraction négatif, le poisson aurait l’air d’être au-dessus de la surface de l’eau, au lieu de sa position normale au fond de l’aquarium, explique les scientifiques.

Toujours selon le Pr Zhang, la découverte ne fera pas seulement la joie des amateurs de science-fiction. A terme, elle pourrait faciliter la mise au point d’une lentille suffisamment puissante pour observer des molécules d’ADN, les virus les plus minuscules ou même l’intérieur des cellules. Ce qui permettrait notamment de comprendre comment un cancer se développe.

La découverte permet également d’envisager la mise au point de puces électroniques encore plus petites ou de disques optiques capables d’emmagasiner des centaines, voire même des milliers de films.

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