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La Serbie va extrader Karadzic pour qu’il soit jugé


Un juge serbe a ordonné l’extradition vers le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie de Radovan Karadzic, l’ancien leader serbe bosniaque accusé de génocide et crimes contre l’humanité. C’est ce qu’ont indiqué mardi des officiels serbes lors d’une conférence de presse à Belgrade. Un avocat de Karadzic a fait savoir qu’il va interjeter appel.

Karadzic a été arrêté par les forces de sécurité lundi, alors qu’il tentait de quitter Belgrade.

Des accrochages ont été signalés entre la police et des centaines de nationalistes serbes qui manifestaient dans le centre de Belgrade contre son arrestation.

L’Union européenne (UE) n’a pas caché sa satisfaction. Ce développement pourrait permettre à la Serbie d’adhérer éventuellement à l’UE, ont indiqué les ministres des affaires étrangères de l’UE, réunis à Bruxelles. Ils ont souligné que cette arrestation est un pas significatif dans cette direction.

Les États-Unis, l’Onu et le Conseil de l’Europe se sont également félicités de cette arrestation. Pour l’ancien secrétaire d’État adjoint américain Richard Holbrooke, artisan de l'accord de Dayton qui a mis un terme en 1995 à la guerre en Bosnie, Karadzic était l’« Oussama Ben Laden de l’Europe » et le principal architecte de la politique de nettoyage ethnique.

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