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Etats-Unis: des tournées à l’étranger au programme des candidats présumés à la Maison Blanche


Le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain s'apprêtent entamer chacun une tournée à l'extérieur, avec l'espoir de glaner des voix à l'intérieur. Ce sera le tout premier voyage à l'extérieur de Barack Obama depuis qu'il a décroché l'investiture du parti démocrate. Le sénateur de l'Illinois se rend en Europe, en Israël, dans les territoires occupés de Cisjordanie, ainsi qu'en Irak et en Afghanistan. Son adversaire républicain, le sénateur John McCain de l'Arizona, lui, a récemment séjourné en Colombie et au Mexique. Avant de devenir le candidat républicain présumé, il s'était rendu en Afghanistan et en Irak.

En prévision de son séjour en Allemagne, l'équipe de Barack Obama avait proposé la célèbre porte de Brandebourg, à Berlin, pour son discours. « Cette porte a été un le lieu de discours cruciaux de présidents américains, de Kennedy à Reagan », rappelle le stratège démocrate Tad Levine. Le choix de ce monument berlinois a provoqué une vive controverse au sein du gouvernement allemand concernant son utilisation dans une campagne présidentielle américaine.

Pour Tad Devine, cette controverse illustre les risques potentiels qu'encourent les candidats quand ils se rendent à l'étranger en pleine campagne électorale. « Chaque jour que vous passez à l'étranger représente un jour de moins de campagne dans un Etat-clé, un jour devant des électeurs qui pourraient décider de l'issue du scrutin ici », a souligné le stratège démocrate.

Qu'à cela ne tienne, les sénateurs Obama et McCain sont persuadés que leurs rencontres avec des dirigeants étrangers amélioreront leur côte de popularité auprès des électeurs. Cela concerne particulièrement le sénateur Obama, qui est très nouveau sur la scène politique, explique Stephen Hess de la Brookings Institution, un cercle de réflexion de Washington.

De l'avis des experts, les sorties à l'étranger des candidats répondent aux préoccupations croissantes des électeurs américains. « Je pense que les Américains, indépendamment de leur idéologie, se préoccupent beaucoup de la manière dont les Etats-Unis sont perçus. Ce n'est pas que nous voulions être aimés tout le temps, mais les Américains pensent que nous devrions au moins être respectés et vus comme une force constructive », explique Rick Barton du Centre d'études stratégiques internationales de Washington.

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