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Cameroun : le gouvernement sévit contre les sociétés de gardiennage


Le gouvernement camerounais vient d'interdire près de 100 sociétés de gardiennage exerçant dans le pays, redoutant un regain de l'insécurité. Les autorités craignent en effet la formation de milices avec la prolifération de ces entreprises dont les agents armés gardent les bureaux, magasins, complexes industriels et résidences particulières entre autres.

Au ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, des responsables soulignent que les contrôles vont s'intensifier sur le terrain pour traquer tous ceux qui ne se conforment pas à la loi de 1997. Entrée en vigueur en 2005, celle-ci interdit à ces sociétés de transporter des fonds, de garder des points sensibles pouvant avoir un lien avec la sécurité de l'Etat et d'escorter des personnalités. Elle est aussi stricte sur le port d'armes.

Pour Manassé Aboya Endong, professeur en sciences politiques à l'Université de Douala, tous les événements au Cameroun doivent toujours être décriptés « par rapport à l'échéance fatidique de 2011, où l'on saura si le président briguera un autre mandat ou s'il prendra sa retraite « malgré la révision de la Constitution. »

Cette échéance fait craindre au gouvernement « de probables perturbations » et l'amène à réagir « face à un certain nombre de fébrilités qui pourraient perturber ce processus », souligne le professeur Endong. Pour ce qui est des sociétés de gardiennage, la menace est bien réelle, beaucoup d'entre elles ayant été impliquées dans des cambriolages, a-t-il expliqué, ajoutant, toutefois, que les risques de création, au Cameroun, de milices au Congo sont exagérés.

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