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Fin du sommet du G-8 à Toyako au Japon


Le sommet des huit pays les plus industrialisés s'est terminée par des consultations sur les changements climatiques entre les leaders des huit grandes puissances industrialisées et leurs homologues des puissances économiques émergentes.

Avant de quitter le Sommet, le président américain George Bush n'a pas caché sa satisfaction au sujet des progrès accomplis à la réunion dans un grand nombre de domaines. « En protégeant notre environnement, en résistant au protectionnisme, en combattant les maladies, en faisant la promotion du développement et en améliorant la vie quotidienne de millions de personnes à travers le globe, nous avons servi les intérêts non seulement des Américains, mais aussi les intérêts du monde entier, a déclaré monsieur Bush qui est maintenant sur le chemin du retour aux Etats-Unis », a déclaré le chef de l'exécutif américain.

Le principal accomplissement de la réunion: l'accord global conclu par les leaders du G-8 mardi dans le but de réduire les émissions de gaz carbonique, auxquelles les experts attribuent le réchauffement climatique. L'objectif : diminuer de moitié d'ici 2050 ces émissions de gaz à effet de serre. Les dirigeants du G-8 en ont discuté mercredi avec leurs homologues des puissances économiques émergentes comme la Chine, l'Inde et l'Afrique du sud. Et un consensus s'est dégagé en ce sens, déclare le Premier ministre japonais Yasuo Fukuda.

« C'est la première fois qu'il y a eu une discussion de ce genre sur le changement climatique. Et tous les pays impliqués ont manifesté une forte volonté politique de réduire les émissions », précise monsieur Fukuda.

Toutefois, seulement trois puissances économiques émergentes – l'Indonésie, la Corée du Sud et l'Australie - se sont engagés à appliquer le plan de réduction de 50%. Les deux plus grands pays pollueurs de ce groupe, la Chine et l'Inde, ont refusé de s'engager en ce sens. Pour le Premier ministre indien Manmohan Sing, présent à la réunion, la priorité numéro 1 de son gouvernement est de garantir la sécurité alimentaire et la santé des plus de 500 millions d'Indiens pauvres, qui survivent avec moins d'un dollar par jour. La Chine aussi hésite à prendre des mesures qui pourraient compromettre son développement économique et conduire à l'instabilité politique.

Les défenseurs de l'environnement critiquent le plan de réduction de la pollution et la qualifient de très vague. Mais le Premier ministre japonais rétorque que les détails seront mis au point lors du sommet de l'Onu sur le changement climatique l'année prochaine.

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