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Morgan Tsvangirai rejette l’idée d’un gouvernement d’union nationale


Le chef de l'opposition zimbabwéenne a rejeté l'idée d'un gouvernement d'union nationale, suggérée par l’Union africaine (UA), idée que le président Robert Mugabe avait accepté quelques heures plus tôt.

Dans un communique, le chef du parti d'opposition Mouvement pour le changement démocratique (MDC), Morgan Tsvangirai, a expliqué que la résolution de l’UA ne reconnaissait pas le fait que le MDC avait remporté le scrutin du 29 mars et qu’elle ne tenait pas suffisamment compte de la violence qui règne actuellement au Zimbabwe.

Toujours selon M. Tsvangirai, il serait vain de poursuivre une médiation sous l’égide du président sud-africain Thabo Mbeki qui, a-t-il fait valoir, a manqué de fermeté face à Mugabe.

Tout dialogue entre le régime Mugabe et l’opposition doit avoir pour but de nouvelles élections, a ajouté M. Tsvangirai. M. Mbeki a rejeté la position adoptée par l’Union européenne, qui a annoncé qu’elle ne traiterait avec le gouvernement zimbabwéen que s’il incluait M. Tsvangirai. Les États-Unis ont fait valoir que la seule façon de sortir de l’impasse est de poursuivre les négociations.

Par ailleurs, un nouveau projet de résolution sur le Zimbabwe, déposé par les États-Unis, circule au Conseil de sécurité des Nations unies. Il imposerait de nouvelles sanctions contre le régime Mugabe et exigerait que le gouvernement zimbabwéen entame immédiatement des négociations avec l'opposition afin de résoudre la crise politique dans le pays.

Le texte prévoit notamment le gel des avoirs financiers de M. Mugabe et de onze autres hauts responsables zimbabwéens, ainsi qu'une interdiction de voyager pour ces mêmes personnes.

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