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Nelson Mandela, enfin libre d’entrer aux États-Unis


La Maison Blanche a annoncé mardi que le président George Bush a signé la loi adoptée par le Congrès, qui retire Nelson Mandela de la liste noire américaine des suspects de terrorisme.

Le Prix Nobel de la paix, et premier président noir d'Afrique du Sud de 1994 à 1999, est libre d’entrer et de se déplacer aux États-Unis avec la promulgation par M. Bush de cette loi qui retire en fait le Congrès national africain (ANC), le parti de M. Mandela, d'une liste du département d'État des organisations considérées comme terroristes.

Dans les années 1980, l’ANC avait intensifié sa lutte contre l’Apartheid, organisant des sabotages, des attentats à la bombe et autres attaques en Afrique du Sud. C’est après un attentat à la bombe sanglant, perpétré par un militant de l'ANC en 1985 contre un centre commercial situé à Amanzimtoti, que l’administration Reagan avait fait introduire une législation plaçant l’ANC et ses membres sur la liste noire du département d'État des organisations considérées comme terroristes. Ce qui signifiait que les membres de l'ANC pouvaient se rendre au siège des Nations unies à New York, mais ne pouvaient pas circuler dans le reste des États-Unis.

Une fois adoptée, cette législation ne pouvait être modifiée que par un nouveau texte de loi. C’est la secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, qui a décidé de mettre fin à une situation devenue anachronique depuis l’arrivée au pouvoir de l’ANC en 1994. Elle a donc appelé en avril le Congrès à lever les restrictions imposées à l'ANC, et indirectement à M. Mandela. Le texte a été adopté par le Sénat fin juin, après avoir été approuvé en mai par la Chambre des représentants.

M. Mandela devrait célébrer son 90eme anniversaire le 18 juillet.

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