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Grève des enseignants nigérians


Au Nigeria, près de la moitié des enseignants servant dans les établissements publics primaires et secondaires observent depuis lundi un mot d’ordre de grève, pour forcer le gouvernement à augmenter les salaires.

Les enseignants figurent parmi les travailleurs les moins bien payés du secteur public nigérian. Le déclenchement de cette grève est venu consacrer la rupture du dialogue entre grévistes et gouvernement. Le mouvement du Syndicat nigérian des enseignants (NUT) a reçu le soutien de la plus puissante centrale syndicale du pays, le Congrès du travail du Nigeria (NLC). La lutte va se poursuivre jusqu’à ce que le gouvernement accède aux revendications des travailleurs a déclaré le dirigeant de la NLC, Michael Olukoya.

« Puisque le gouvernement fédéral de ce pays refuse de tenir compte du préavis de 21 jours et des prorogations ultérieures, les enseignants ont décidé d’aller en grève », a expliqué M. Olukoya. « Le mandat que nous avons reçu des travailleurs nous interdit de capituler ou de faire marche arrière. C’est maintenant ou jamais. De ce fait », a-t-il ajouté, « toutes les écoles resteront fermées à double tour ».

La faiblesse des salaires des enseignants du secteur public a forcé de nombreux professionnels hautement qualifiés à s’orienter vers le secteur privé. Les enseignants ont observé, il y a deux semaines, trois jours de grève qui se sont traduit par la fermeture des établissements primaires et secondaires. Ils avaient suspendu leur mouvement à la suite d’une promesse d’augmentation des salaires faite par le gouvernement.

Les professeurs d’université menacent maintenant de leur emboîter le pas. La qualité de l’enseignement accuse une tendance à la baisse au Nigéria. De ce fait, les étudiants qui le peuvent vont étudier à l’étranger.

Le gouvernement fédéral a invité les enseignants à reprendre le travail, pour que la solution aux problèmes posés soit trouvée dans le dialogue.

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