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Début du sommet de l’Union africaine aujourd’hui, à Sharm el Sheikh


Le sommet annuel de l’Union africaine démarre aujourd’hui, à Charm el Sheikh, en Egypte, avec la participation prévue de Robert Mugabe. Le leader zimbabwéen, qui vient de se faire réélire à l’issue du second tour des présidentielles où il était le seul candidat, a été investi dimanche, pour un autre mandat de cinq ans à la tête du pays.

La cérémonie d’investiture a eu lieu environ une heure après la proclamation des résultats du scrutin de vendredi par la commission électorale ; des résultats qui créditent M. Mugabe de 2,15 millions de voix, soit 85 %. Bien qu’il se soit retiré de la course, Morgan Tsvangirai, le leader du Mouvement pour le changement démocratique, a obtenu environ 233 000 voix tandis que plus 130 000 bulletins de vote ont été barbouillés d’encre ou endommagés à dessein par les électeurs.

Dans son discours d’investiture, Robert Mugabe a proposé un dialogue sérieux avec l’opposition, dont le candidat Morgan Tsvangirai s’était retiré du 2-ème tour à cause de la campagne de violence contre ses partisans. Pour sa part, M.Tsvangirai a déclaré à l'Associated Press que Robert Mugabe n'avait d'autre choix maintenant que de négocier un partage du pouvoir.

Le Zimbabwe était au centre d’une réunion du Conseil de paix et sécurité, dimanche, à Charm el Cheikh. Toutefois, l’organe de prévention des conflits de l’UA ne s’est pas prononcé publiquement sur l'attitude à adopter vis-à-vis du président zimbabwéen, préférant renvoyer le dossier aux chefs d’état qui se réunissent à partir d’aujourd’hui.

A noter que le parlement panafricain qui avait dépêché une mission d'observation au Zimbabwe a estimé que le scrutin n’avait été ni libre ni équitable. C’est également l’avis des observateurs de la SADC, la Communauté de développement de l'Afrique australe, qui ont parlé d’un résultat qui ne reflète pas la volonté du peuple. « C’était une farce », souligne, de son côté, Denis Kadima de l’Institut électoral d’Afrique australe, organisation qui avait déployé des observateurs électoraux au Zimbabwe.

Outre le Zimbabwe, le projet de gouvernement de l’Union africaine dominera les discussions du sommet. Mais le projet de gouvernement panafricain cher au dirigeant libyen Muammar Kadhafi est loin de faire l’unanimité, a indiqué le ministre congolais des Affaires étrangères, MBusa Nyamwisi, joint hier soir à Charm el Cheik.

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