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Tournée européenne de Bush : le président américain est arrivé en Italie


George Bush doit rencontrer jeudi son homologue Georgio Napolitano et le président du conseil Silvio Berlusconi. En début de journée mercredi, le chef de l’exécutif américain était en Allemagne. Au centre de ses entretiens avec la chancelière Angela Merkel: l’Iran et son programme nucléaire controversé.

Face aux ambitions nucléaires de l’Iran, le président Bush continue à privilégier une solution diplomatique, même si une réponse plus ferme pourrait s’avérer nécessaire. « Toutes les options sont sur la table. Mon premier choix est de résoudre cela par des voies diplomatiques. Et le meilleur moyen d’y parvenir est de travailler avec nos partenaires », a déclaré le président Bush.

Parmi ces partenaires: l’Allemagne, l’un des trois pays européens qui cherchent, en ce moment, à convaincre l’Iran de suspendre son programme d’enrichissement de l’uranium.

Pour sa part, la chancelière Merkel a fait observer que l’Allemagne est prête, le cas échéant, à intensifier ses pressions sur le régime de Téhéran. « Si l’Iran ne respecte pas ses engagements, alors il faudra prendre de nouvelles sanctions », a-t-elle dit.

Javier Solana, le chef de la diplomatie européenne, va se bientôt rendre en Iran pour faire une nouvelle offre à Téhéran. On n’en connaît pas encore les détails mais il est clair que M. Solana va évoquer la possibilité d’un durcissement des sanctions, si l’Iran refuse d’obtempérer.

Pendant sa conférence de presse avec Mme Merkel, un journaliste a demandé à M. Bush s’il regrettait sa décision d’envahir l’Irak. Non, a répondu le président américain.

« J’aurais pu utiliser des termes mieux choisis pour indiquer, un, que nous avons tenté d’épuiser les voies diplomatiques en Irak et, deux, je n’aime pas la guerre », a précisé le chef de l’exécutif américain. Les entretiens Bush-Merkel ont également porté sur les échanges commerciaux et le changement climatique. Mais cette visite en Allemagne a surtout été pour M. Bush l’occasion de faire ses adieux à un dirigeant qui a été l’un des meilleurs alliés de Washington.

Cela dit, la côte de popularité du président Bush en Allemagne n’est pas très élevée. Le German Marshall Fund of the United States, une institution américaine de politique publique qui vise à promouvoir les relations transatlantiques, par le biais d'experts et de financement de projets, a récemment réalisé un sondage à ce sujet. Ce sondage a montré que les Européens ont une idée bien arrêtée du président Bush. Néanmoins, lorsque l’on demande aux Allemands ce qu’ils pensent des États-Unis, plus généralement, ils s’accordent pour dire que depuis quelques temps, l’image de marque du pays s’améliore.

Pour Reginald Dale, chercheur au Centre d’études stratégiques et internationales de Washington, si les Européens sont fascinés par les États-Unis à l’heure actuelle, c’est sans doute, en grande partie en raison de la campagne pour l’élection présidentielle de novembre 2008. Les Européens, dit-il, sont intrigués par le fait qu’un Africain-Américain a décroché l’investiture d’un grand parti politique.

Toujours d’après M. Dale, il y aura sans doute moins de manifestations au cours de ce voyage du président Bush en Europe, que par le passé. A noter qu’il n’y en a pas eu en Allemagne.

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