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Le second tour de la présidentielle au Zimbabwe ne sera pas transparent, estime HRW


Il n’y a aucune chance pour que le second tour du scrutin présidentiel, prévu le 27 juin au Zimbabwe, se déroule dans la transparence, en raison de la campagne de violence et d’intimidation du gouvernement contre ses opposants, a affirmé lundi Human Rights Watch.

L’organisation de défense des droits fondamentaux basée aux États-Unis dit avoir obtenu des preuves selon lesquelles au moins 36 décès récents avaient des mobiles politiques. Toujours selon Human Rights Watch, 2.000 personnes auraient été victimes de meurtres, rapts, bastonnades et tortures aux mains des partisans de la Zanu-PF, le parti du président Robert Mugabe.

A noter que les États-Unis et l’Union Européenne se proposent de demander à l’Onu d’envoyer des observateurs surveiller la situation des droits de l’homme au Zimbabwe, selon un projet de texte commun qui doit être publié mardi.

Par ailleurs, la crise alimentaire va vraisemblablement s’aggraver dans le pays au cours de l’année prochaine, a averti le Réseau du système d'alerte rapide à la famine (Famine Early Warning System), une organisation financée par les États-Unis pour surveiller la situation alimentaire sur le continent africain. Le réseau utilise des données fournies à partir d'images satellitaires, ainsi que des informations locales sur la météorologie, les récoltes et le mode de vie, pour fournir une alerte rapide aux dangers qui menacent la sécurité alimentaire.

Les récoltes céréalières cette année Zimbabwe sont les pires depuis que l’on a commencé à publier des statistiques à ce sujet. Les pluies diluviennes qui ont succédé à une longue sécheresse et le manque de ressources agricoles ont contribué aux maigres récoltes de cette année, ajoute le réseau.

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