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Calme précaire à Johannesbourg, suite aux violences xénophobes


En Afrique du sud, l’armée a été déployée dans les faubourgs de Johannesbourg où la violence contre les étrangers a fait plus de 42 morts et des milliers de déplacés, au cours des dix derniers jours. Les troupes ont commencé à effectuer des patrouilles conjointes avec la police dans au moins trois townships de Johannesbourg, ont précisé des officiels sud-africains. Les forces de l’ordre ont arrêté 28 personnes lors de raids dans la ville et ses environs, a précisé une porte-parole de la police, Sally de Beer.

La province de Gauteng, où les violences xénophobes avaient éclaté, était calme, en grande partie, la nuit dernière, mais de nouveaux incidents ont été signalés ailleurs, dans la région du Kwazulu Natal (est) et dans le port de Durban, où des dizaines de ressortissants étrangers se sont réfugiés dans un poste de police.

Pour le vice-président du Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir, ces violences sont l’un des incidents les plus laids qu’ait connu le pays depuis la fin de l’Apartheid. A l’occasion d’une conférence de presse avec les media étrangers, Kgalema Motlanthe a également critiqué la réaction tardive des forces de l’ordre face aux troubles.

Les agences caritatives sud-africaines réclament des dons pour aider environ 16.000 personnes déplacées, tandis que la Croix-Rouge dit avoir besoin d’au moins 500.000 dollars pour les victimes des agressions, en majorité des Zimbabwéens et des Mozambicains. Leurs assaillants leur reprochaient d’exacerber le chômage et la criminalité. Des milliers d'entre eux ont quitté l'Afrique du Sud.

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