Liens d'accessibilité

Le président Bush oppose son veto au « Farm Bill » 


Dés son vote au Congrès la semaine dernière, le président George Bush avait averti qu’il opposerait son veto au nouveau projet de loi sur l’agriculture, le « Farm Bill ». C’est chose faite.

Le chef de l’exécutif a fustigé la loi qu’il qualifie de dispendieuse, tout en notant qu’elle ne prévoit pas certaines réformes pourtant bien nécessaires. Dans un communiqué à la Chambre des représentants mercredi, le président a ajouté que les contribuables américains ne devraient pas être forcés de verser des subsides à des exploitants agricoles dont les revenus annuels atteignent jusqu’à 1,5 millions de dollars.

Le Congrès a voté la nouvelle loi sur l’agriculture au terme de plus d'un an de débats sur l'avenir de la politique agricole américaine. Dotée d’une enveloppe de 290 milliards de dollars sur cinq ans, la loi prévoit notamment davantage de crédits pour les biocarburants mais aussi pour les aides alimentaires aux plus défavorisés.

Cette loi a été approuvée au Sénat par 81 voix contre 15, une majorité suffisante pour passer outre au veto présidentiel. La législation avait également été votée à la Chambre des représentants par 318 voix contre 106.

Le président Bush a vivement critiqué la législation non seulement parce qu’il l’estime trop dispendieuse, mais parce qu’elle pourrait susciter de vives réactions de l’étranger. Car le projet de « Farm Bill » aurait pour effet d'accroître le financement public de l'agriculture, au moment même où le revenu des exploitations bat des records. Les mécanismes de subventions aux agriculteurs américains ne vont pas connaître de modifications substantielles. Or, l’Union européenne et l’Organisation mondiale du commerce souhaitaient une réforme plus en profondeur de la politique agricole des États-Unis, qui aurait réduit les soutiens à l’exportation ayant un impact sur le commerce international.

XS
SM
MD
LG