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Zimbabwe : l’opposition dénonce le report du second tour de l’élection présidentielle


La Commission électorale du Zimbabwe a indiqué mercredi que le second tour de l’élection présidentielle allait être ajourné, peut-être jusqu’à la fin juillet. Une décision immédiatement dénoncée par le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), qui la qualifie d’illégale, et de stratagème de la part de la Zanu-PF, le parti au pouvoir, pour gagner du temps.

Le secrétaire général du mouvement, Tendai Biti, a dit que le second tour doit se tenir d’ici le 23 mai, comme l’exigent les lois en vigueur, soit dans les 21 jours qui suivent la proclamation des résultats. Selon les résultats officiels publiés le 29 mars, le leader du MDC Morgan Tsvangirai est arrivé en tête, suivi du président Robert Mugabe et d’un troisième candidat, Simba Makoni. Aux dires de la Commission électorale nationale, M. Tsangirai n’a pas atteint la majorité absolue requise pour éviter un second tour. Le MDC affirme le contraire, même s’il a accepté de participer à un second scrutin.

S’exprimant devant la presse en Afrique du Sud, M. Biti a appelé les dirigeants de la SADC, la Communauté de développement de l’Afrique australe, à convoquer un sommet d’urgence sur la crise zimbabwéenne et à faire pression sur le gouvernement de Harare.

Par ailleurs, le ton monte entre les États-Unis et le Zimbabwé au sujet de l’incident au cours duquel l’ambassadeur américain James McGee et un convoi de diplomates ont été stoppés deux fois par la police zimbabwéenne mardi. A Washington, le département d’État s’est officiellement plaint auprès de Harare concernant ce que les États-Unis qualifient de harcèlement de M. McGee. Côté zimbabwéen, les médias officiels disent que l’ambassadeur américain devrait être privé de son immunité diplomatique, suite à l’affaire en question.

Rappelons que M. McGee et les autres diplomates ont été interceptés dans la banlieue de la capitale après avoir visité des hôpitaux dans lesquels des victimes des récentes violences post-électorales sont soignées.

L’ambassadeur américain a déclaré par la suite à la Voix de l’Amérique que ces violences semblent avoir été perpétrées par des militants du parti au pouvoir et visaient des partisans de l’opposition. Dans un éditorial, le quotidien officiel zimbabwéen Herald a accusé M. McGee d’être un activiste politique qui cherche à promouvoir la politique étrangère des États-Unis.

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