Liens d'accessibilité

Soudan : Human Rights inquiet au sujet de la vague d’arrestations


Human Rights Watch se dit préoccupé par l’interpellation de nombreuses personnes à la suite de l’attaque, samedi, par les rebelles du Mouvement pour la justice et l’égalité (MJE), de la ville d’Omdurman. Selon les médias d’Etat soudanais, au moins 300 rebelles présumés ou des personnes suspectées d’être leurs partisans ont été arrêtés. Jean-Marie Fardeau du bureau de Human Rights Watch à Paris, explique que les personnes interpellées sont essentiellement des proches du Popual Congress Party, le parti de Hassan al-Turabi et des gens considérés comme proches des groupes rebelles du Darfour.

La situation au Soudan fait partie des sujets abordés mardi, à Addis Abeda, par le tout nouveau président de la Commission de l’Union africaine, le Gabonais Jean Ping, lors de sa toute première conférence de presse. M. Ping a annoncé qu’il se rendra à Khartoum, au Darfour et au Sud-Soudan pour « faire l’état des lieux. » Un voyage au Tchad doit aussi être envisagé, a-t-il dit. Des discussions sont en cours avec l’Onu en vue de désigner un négociateur commun pour faciliter le dialogue, a déclaré le président de la Commission de l’Union africaine.

Le gouvernement soudanais dit avoir doublé la prime offerte pour la capture de Khalil Ibrahim, leader du Mouvement pour la justice et l’égalité. Après sa décision de rompre les relations diplomatiques avec N’Djaména, Khartoum a donné, aujourd’hui, une semaine aux diplomates tchadiens pour regagner leur pays. Le Tchad continue de nier toute implication dans l’attaque rebelle de samedi contre Omdurman.

XS
SM
MD
LG