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RDC :  vive controverse au sujet des contrats miniers signés avec la Chine


La convention signée le mois dernier par Kinshasa et Pékin prévoit un prêt chinois d’environ 9 milliards de dollars destinés notamment à la réhabilitation des infrastructures en échange de contrats miniers. Il est prévu la mise en place d’une société mixte détenue à 68% par un groupement d’entreprises chinoises et 32% par la grande société minière congolaise, la Gecamine. Lundi, les députés de l’opposition congolaise ont quitté l’enceinte du parlement pour protester contre ce qu’ils qualifient de bradage des ressources naturelles du pays.

Pour le professeur Philippe Biyoya de l’université de Kinshasa, le gouvernement voudrait s’assurer « un certain profit électoral dans les prochaines échéances » en lançant des grands travaux avec l’appui de la Chine. La démarche de Pékin, a-t-il souligné, « est fondée sur une géopolitique mondiale, (…) une vision stratégique : l’accès à un trésor, à moindre coût, pour les combats du futur avec les puissances du monde. »

Le professeur Biyoya fait remarquer que les prix des produits miniers sont susceptibles d’augmenter dans le futur et souligne qu’il n’est pas à l’avantage de la RDC d’en fixer la valeur dès maintenant, sans tenir compter des cours sur les marchés mondiaux. Par ailleurs, l’accord concerne plusieurs minerais à la fois, ce qui n’est pas judicieux, estime le professeur Philippe Biyoya.

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