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Les recherches se poursuivent pour mettre au point un vaccin contre le sida


Si la communauté mondiale a fait des progrès importants en ce qui concerne le traitement des séropositifs, elle n’a pas toujours pas réussi à mettre au point un vaccin contre le sida. La mise au point d'un tel vaccin est une tâche beaucoup plus ardue qu'on n'avait pensé lors des premiers travaux de recherche exécutés à cet effet il y a une vingtaine d’années. Le virus du sida se modifie constamment et évite ainsi d'être détecté. Si les chercheurs ont beaucoup appris au sujet du virus, de nombreuses questions restent encore sans réponse et la dernière série d’essais de vaccin a du être interrompue l’automne dernier.

Jusqu’ici, les meilleurs résultats obtenus ont concerné la « vaccination thérapeutique » : cette approche consiste à utiliser le vaccin non pour empêcher l’infection de survenir mais pour stimuler les défenses d’un patient déjà contaminé. L’intérêt est de permettre au patient de prendre moins d’antiviraux et de réduire ainsi les effets secondaires du traitement

Néanmoins les recherches sur un vaccin préventif anti-sida se poursuivent, notamment à l’Institut de virologie humaine au sein de l’Université du Maryland à Baltimore sur la côte est des États-Unis. À part l’étude des vaccins préventifs anti-VIH, la principale mission de l’institut est d’étudier la biologie du VIH et les mécanismes des interactions conduisant aux processus de la maladie.

« Dans ce laboratoire, nous nous intéressons à l’étude des réponses à l’infection du VIH qui peuvent limiter ou potentiellement empêcher une infection » explique le Dr. Alfredo Garzino, responsable à l’institut. Le Dr. Garzino oeuvre avec le Dr. Robert Gallo, autre chercheur en immunologie et virologie notamment connu pour son rôle dans l'identification du virus de l'immunodéfience humaine en tant qu'agent infectieux responsable du syndrome de l'immunodéficience acquise ou SIDA.

Les deux chercheurs disent s’être opposés aux derniers essais de vaccins, étant convaincus qu’ils n’étaient pas prêts. « Nous avons été trop rapides à procéder à des essais cliniques, et trop lents à nous concentrer sur les réponses nécessaires à des questions critiques avant de pouvoir créer un vaccin efficace » a dit le Dr. Gallo.

Les pressions sont telles qu’on met à l’essai de nouveaux vaccins alors que la plupart des scientifiques sont d’avis qu’ils échoueront, ajoute le chercheur. Ce qui a porté tord à la recherche. Certains souhaitent carrément abandonner les recherches sur un vaccin anti-sida, ce qui serait une erreur grave, dit-il.

Quant aux efforts de l’Institut de virologie humaine pour développer son propre vaccin anti-sida, ils se poursuivent, mais le processus pourrait prendre 8 à 12 ans, fait valoir le Dr. Gallo.

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