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ONU :  formation d’un groupe de travail spécial pour traiter de la crise alimentaire mondiale


Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a annoncé lundi la formation d’un groupe de travail spécial pour traiter de la crise alimentaire mondiale. M. Ban rentrait d’une tournée en Europe et en Afrique de l’Ouest, durant laquelle cette crise a dominé les discussions. Certains dirigeants l’auraient averti qu’elle pourrait entraver les initiatives de paix dans plusieurs pays qui se remettent à peine de longs conflits.

« Si elle n'est pas gérée de manière appropriée, cette crise pourrait engendrer une multitude de crises affectant le commerce, le développement et même la sécurité sociale et politique dans le monde entier. Les moyens d'existence de centaines de millions de personnes sont menacés », a déclaré M. Ban.

Parmi les défis à relever, a-t-il ajouté: augmenter la production agricole dans les régions affectées en apportant une aide aux petits exploitants, trop négligés au cours de la dernière décennie.

De son côté, la Banque Mondiale soulignait dans un communiqué lundi que les pays d’Afrique de l’Ouest, ceux de la corne de l’Afrique et les États africains fragiles qui sortent d’un conflit sont tout particulièrement vulnérables à la hausse des prix alimentaires mondiaux.

« La Banque mondiale travaille en collaboration avec les pays africains afin de les aider à établir des programmes de sécurité sociale destinés aux pauvres » a déclaré Robert Townsend, Économiste au sein de l’unité chargée de l’agriculture à la Banque mondiale. La Banque « donne des conseils techniques sur les politiques commerciales et fiscales, elle soutient la réaction de l’offre à court terme, et elle contribue à financer la charge supplémentaire que représente pour le budget de l’État l’augmentation des prix des céréales vivrières » a-t-il ajouté.

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