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La fête du 1er mai en Afrique


La fête du travail a été marquée, comme à l’accoutumée, par des défilés et des manifestations en Afrique. En Guinée, elle a été placée sous le double signe du changement à travers le dialogue, et de la lutte contre la cherté du coût de la vie. Les travailleurs béninois ont, de leur côté, mené la réflexion sur les questions de santé et sécurité sur les lieux de travail, la révision de la Constitution, la cherté de la vie. Leurs organisations syndicales ont protesté contre la décision du gouvernement de reprendre, le premier mai, les élections municipales et locales dans certaines circonscriptions.

Au Niger, certains syndicats ont présenté leurs cahiers de doléances et d’autres pas. L’année dernière, un cahier de doléances commun avait été déposé par les centrales syndicales, mais celui-ci n’avait pas pu être négocié au cours de l’année écoulée, ce qui avait irrité les syndicats. En RDC, la fête du travail cette année a coïncidé avec la promulgation, par le président Jospeh Kabila, d’un décret-loi fixant le salaire minimum (SMIG) à 1600 francs congolais par jour - soit trois dollars.

En RCA, les travailleurs ont défilé dans un climat morose. « Flambée des prix, une bombe à retardement », « front social précaire », pouvait-on lire sur certaines banderoles. Au Tchad voisin, la fête du travail s’est déroulée sous le signe de « justice sociale pour une paix durable.»

En raison de la fête de l’Ascension jeudi, la célébration du premier mai a été reportée à vendredi. Elle est placée, cette année, « sous le signe de l’unité, la solidarité pour améliorer la production. » Les enseignants revendiquent également la sécurité alimentaire et la sécurité en général compte tenu de la reprise des hostilités entre les rebelles des FNL et l’armée.

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