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Flambée des prix des denrées alimentaires: un groupe de travail international mis sur pied à Berne


Le secrétaire général de l’Onu a pris la tête d’un nouveau groupe de travail chargé de confronter la crise alimentaire qui plonge des dizaines de millions de personnes dans la pauvreté et la famine. Tel est le principal résultat de la conférence de deux jours organisée par les Nations unies à Berne en Suisse pour faire face à la flambée des prix des denrées alimentaires dans le monde.

Pour le secrétaire général Ban Ki Moon, le temps presse. La hausse vertigineuse des prix des vivres représente un défi à l’échelle mondiale, qui menace les populations les plus vulnérables, notamment les pauvres en milieu urbain. D’où son appel urgent à la communauté internationale en faveur de nouvelles contributions d’un montant de 750 millions de dollars au Pam, le programme alimentaire mondial.

« Sans la satisfaction complète de ces besoins d’urgence, nous risquons de nouveau la famine généralisée, la malnutrition et une agitation sociale sans précédent », avertit Ban Ki Moon qui dit anticiper de futurs besoins en fonds supplémentaires.

Les responsables de l’Onu estiment à 100 millions le nombre de personnes affectées par la pauvreté et la famine suite à la hausse vertigineuse des prix des denrées alimentaires. Or le Pam n’a reçu jusqu’à présent que des promesses de dons d’un montant de 471 millions de dollars, précise sa directrice Josette Sheeran.

« Sur cette somme, nous avons seulement 18 millions de dollars en caisse… La situation devient urgente parce que nous ne pouvons pas nous procurer de la nourriture tant que nous n’avons pas les fonds. Nous avons donc besoin que ces promesses soient tenues dès que possible pour continuer nous programmes », a déclaré en substance madame Sheeran.

Le président de la Banque mondiale est du même avis. « La communauté internationale doit agir de concert et réagir avec des initiatives pour empêcher la crise de cette année de devenir la norme pour une génération entière… La faim et la malnutrition sont déjà en partie responsables de la mort de plus de 3 millions et demi d’enfants par an », note Robert Zoellick.

Parmi les suggestions de l’ONU à la conférence de Berne : des programmes de soutien aux agriculteurs des pays en développement pour les encourager à produire davantage. Pour Lamine Ndiaye, chargé du programme panafricain de l’Ong Oxfam, a proposé, à Berne, « des solutions qui sont des solutions à court terme, des solutions qui sont tout simplement lié à la situation conjoncturelle.» Oxfam est d’avis qu’il faut regarder les problèmes « au niveau structurel », a déclaré M. Ndiaye.

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