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Addis Abeba : Jean Ping aux commandes  la  Commission de l’Union africaine


La hausse vertigineuse des prix des denrées alimentaires et des carburants pourrait compromettre les récents progrès économiques en Afrique. Telle est la mise en garde lancée par le chef de l’Etat tanzanien Jakaya Kikwete , président en exercice de l’Union Africaine, à l’occasion de l’accession du Gabonais Jean Ping à la tête de la Commission de l’Union, lundi, à Addis Abeba.

L'ancien chef de la diplomatie gabonaise succède à M. Konaré, qui était en poste depuis 2003. « Beaucoup de choses restent à faire », a indiqué Alpha Oumar Konaré dans son discours d’adieu en citant notamment la nécessité de poursuivre « la transformation institutionnelle (…) pour améliorer la transparence et la bonne gestion. »

Le nouveau chef de la commission africaine a du pain sur la planche, a souligné, de son côté, le président Jakaya Kikwete. « La nouvelle commission s’installe à un moment où l’Afrique fait face à deux très grands défis : les prix élevés des vivres et des carburants…Si ces deux défis ne sont pas maîtrisés, ils vont paralyser beaucoup d’économies africaines qui, fort heureusement, se portaient très bien ces dernières années », a déclaré le chef de l’Etat tanzanien.

Jakaya Kikwete souhaite des mesures concrètes pour relever ces deux défis. Après son examen de la situation économique en Afrique, Jakaya Kikwete a parlé des disputes entre pays africains, que le nouveau président de la commission africaine devra s’efforcer de résoudre. « Il y a, par exemple, les défis posés par les conflits qui perdurent sur notre continent. Il reste à résoudre les crises au Darfour, au Tchad, en République centrafricaine et en Somalie. Il y aussi les situations en RDC, au Burundi et au Zimbabwe qui réclament beaucoup d’attention de la part de l’Union africaine », note le président tanzanien.

Concernant la crise post-électorale zimbabwéenne, la secrétaire d’état adjointe américaine pour l’Afrique, Jendayi Frazer, dit que Washington est prêt à réclamer des sanctions contre le Zimbabwe si les troubles continuent dans ce pays. Mme Frazer estime que le candidat de l’opposition Morgan Tsangiraï a remporté, dès le premier tour, les présidentielles zimbabwéennes. Elle se fonde sur les résultats publiés par un réseau indépendant d’observation du scrutin. Mais la commission électorale nationale du Zimbabwe n’a encore rendu public aucun chiffre officiel sur les présidentielles du 29 mars.

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