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Santé : mobilisation internationale contre la paludisme


Le monde entier marque ce vendredi la journée internationale de lutte contre le paludisme. Le président Bush a, à cette occasion, renouvelé l’engagement des Etats- Unis à aider l’Afrique à lutter contre la maladie. « Les pays qui vivaient autrefois dans la crainte du paludisme ont pris l’offensive contre cette maladie. Et ils le font avec notre aide. C’est un jour d’espoir parce que davantage d’américains reconnaissent cette vérité de toujours….ceux qui ont beaucoup reçu doivent beaucoup donner », a déclaré aujourd’hui le chef de l’exécutif américain.

Pour sa part, le secrétaire général des Nations unies a lancé un appel en faveur d’une nouvelle campagne internationale contre cette maladie qui tue plus d’un million de personnes chaque année, pour la plupart des enfants. Environ 85 pour cent des cas de paludisme sont recensés en Afrique subsaharienne. Ban Ki-moon voudrait que d’ici à 2010, toutes les personnes à risque aient accès à certaines mesures essentielles pour prévenir la maladie, comme des moustiquaires et des insecticides. Il souhaite également que les centres sanitaires aient accès à des moyens de diagnostique et médicaments efficaces.

Sur le plan de la lutte contre le paludisme, le docteur Jan Van Herth, coordonnateur des produits à l’OMS, souligne qu’en dix ans, les fonds fournis par les donateurs sont passés de 60 millions de dollars à 1,2 milliards de dollars. Les résultats sont visibles, a-t-il dit. « Nous avons des rapports venant des districts où l’on voit déjà clairement une chute de la mortalité, une chute de la fréquentation des centres de santé, due donc à une réduction des populations de moustiques, à une réduction du nombre des cas », a expliqué le docteur Jan Van Herth.I

Il ressort des statistiques de l’OMS que le paludisme tue un million de personnes chaque année. Un enfant en meurt toutes les 30 secondes. L’Afrique sub-saharienne est la sous-région la plus durement touchée et l’économie des pays concernés s’en trouve gravement perturbée.

Le paludisme est, avant tout, la maladie des pauvres. Fort heureusement, on enregistre des avancées dans la lutte contre cette endémie. « Il a fallu se battre, dit-il, pour faire passer au niveau des dirigeants, l’idée selon laquelle le palu est un mal dont on pourrait bien se passer », a expliqué Jean-Paul Clark, spécialiste du paludisme à la Banque mondiale. Selon cet expert, les dirigeants politiques comprennent finalement que la mortalité , les ravages causés par le paludisme et ses conséquences économiques peuvent être évités. John Paul Clark ajoute que l’on commence à percevoir des signes encourageants.

Au siège de l’ONU, un collectif d’ONG et d’organismes internationalux se sont retrouvés mercredi pour faire le point. La représentante de l’UNICEF à cette rencontre, Ann Venman, a fait remarquer à cette occasion que la production de moustiquaires imprégnées va atteindre 110 millions cette année, contre 30 millions il y a 4 ans. Leur utilisation permet de réduire les risques de contamination de 20 %, a-t-elle souligné.

Tim Wirth préside la Fondation « Nations-Unies », qui a mis en oeuvre un programme de lutte contre le paludisme. « Ce programme s’appelle, “Rien que des moustiquaires.. Achetez une moustiquaire, sauvez une vie…” Comme disait Ann, c’est le moyen de prévention le plus efficace», a-t-il indiqué.

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