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L’économie, principal souci de l’électorat aux États–Unis


Les candidats à l’élection présidentielle de novembre l’ont bien compris et ils multiplient les discours sur la question. D’autant que les prix de l’alimentation et de l’essence flambent alors qu’à l’approche de l’été, les américains s’interrogent sur la possibilité même de prendre des vacances cette année.

Quelles sont les grandes lignes des programmes économiques des candidats? Le républicain John McCain affirme qu’il faut alléger davantage la fiscalité pour relancer la croissance, en panne. Dans un discours en Pennsylvanie, il a dit qu’au cas où il serait élu à la Maison Blanche, il ferait pression sur le Congrès pour qu’il approuve définitivement les réductions d’impôts temporaires adoptées sous l’administration Bush. Parmi ses autres souhaits: l'impôt sur les sociétés serait ramené de 35 % à 25 %.

Pour financer cet allègement de la fiscalité, on supprimerait des dizaines de petits projets rattachés à diverses lois par les parlementaires américains avides de faire plaisir à leur électorat, mais qui gonflent chaque année considérablement le déficit budgétaire fédéral.

Les deux candidats démocrates, le sénateur de l’Illinois Barack Obama et la sénatrice de l’État de New York Hillary Clinton, ont fait des gorges chaudes des projets économiques de John McCain. Pour eux, le sénateur de l’Arizona cherche surtout à poursuivre la politique ruineuse du président George Bush. Ils rejettent les réductions d’impôts pour les couches les plus aisées de la sociétés et proposent d’alléger modestement les charges fiscales pour la classe moyenne.

A l’heure actuelle, la déroute du secteur immobilier est l’un des principaux sujets de préoccupation des électeurs. Mme Clinton a donc proposé un moratoire d’au moins 90 jours des saisies de logis et un gel de cinq ans des taux d'intérêt pour les crédits à risque. Elle souhaite allouer 30 milliards de dollars pour aider les États à éviter les saisies. M. Obama parle lui de 10 milliards de dollars pour aider les propriétaires.

Même s’il a fait valoir que ce n’est pas à l’État de récompenser les mauvaises décisions prises par des gens irresponsables, John McCain a quand même proposé que quelques 400.000 propriétaires puissent substituer des prêts garantis par le gouvernement fédéral à leurs hypothèques à risque.

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