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Etats-Unis: nouvelle tentative en vue de départager les deux candidats démocrates mardi


La course à l’investiture du parti démocrate pour l’élection présidentielle de novembre continue demain avec la primaire de l’État de Pennsylvanie.

En cas de défaite face à Barak Obama, Hillary Clinton pourrait être contrainte de quitter la course. En cas de victoire serrée, la sénatrice de l'État de New York restera en lice, obligeant les démocrates à poursuivre leur débat pour départager leurs deux candidats, alors que côté républicain, John McCain est déjà assuré de l’aval de son parti.

La composition démographique de l'État de Pennsylvanie permet à Mme Clinton d'aborder cette primaire en position de favorite. Car si Barak Obama est plébiscité par les jeunes, la communauté noire, les classes supérieures et les diplômés, la sénatrice de New York reste la favorite des femmes, des Blancs, de la communauté hispanique et des ouvriers.

Une chose est certaine, les électeurs de Pennsylvanie prennent leur rôle très au sérieux, même s’ils ne s’attendaient pas vraiment à ce que leur État se retrouve en position de départager les candidats démocrates. « Cela faisait presque 40 ans que nous n’avions pas vraiment compté dans les primaires en vue de l’élection présidentielle, et c’est vraiment passionnant d’avoir des candidats ici tout le temps », explique le professeur Joe Sabino Mistick, ancien responsable municipal de la ville de Pittsburgh et professeur de sciences politiques à l’université Duquesne.

Parmi les principaux sujets de préoccupation de l’électorat de Pennsylvanie : l’économie, et la hausse des prix, notamment celle de l’essence. Ce thème revient constamment dans les conversations et les interviews. Rien d’étonnant donc à ce que Mme Clinton et M. Obama aient centré leurs discours ces derniers jours sur l’économie, comme le reflètent les publicités dont ils inondent les programmes radiotélévisés.

Selon les sondages publiés à la veille du scrutin, M. Obama aurait dépensé trois millions de dollars en six semaines, ce qui lui aurait permis de saper l’avantage dont bénéficiait Mme Clinton dans cet État. Elle n’aurait plus que cinq à six pour cent d’avance sur lui, contre plus de 10 pour cent il y a quelques mois.

La course devenant de plus en plus serrée, le ton entre les candidats est monté. Mme Clinton affirme qu’il est impossible de faire confiance à son rival. Ce dernier accuse l’ancienne première Dame de représenter le statu quo, alors qu’il symbolise l’avenir, le changement.

Lundi soir, les deux candidats seront à Pittsburgh dans l’ouest de la Pennsylvanie. Mardi, ils se rendront à Philadelphie où Obama bénéficie d’une avance écrasante dans les intentions de vote. Ces deux grandes villes devraient compter pour plus de 50 pour cent des votes de l’État.

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