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L’Afrique prend des initiatives contre la flambée des prix


La hausse des prix du pétrole et des denrées alimentaires suscite depuis plusieurs semaines une vague de protestations en Afrique de l’Ouest. Les leaders africains ont discuté de la question à la réunion conjointe de la Commission économique pour l'Afrique (CEA) et de l'Union africaine (UA) début avril à Addis Abeba ; une rencontre à laquelle ont participé les ministres des Finances d'une quarantaine de pays africains. La question était également à l’ordre du jour du premier sommet Inde-Afrique de New Delhi quelques jours plus tard.

Dans l’attente de l’application de mesures à long terme, les gouvernements prennent des initiatives plus directes. Selon le Premier ministre sénégalais, Cheikh Hadjibou Soumaré, le président Wade vient de décider « de la baisse de la fiscalité sur les salaires pour cinq milliards, la mise en place de magasins de références pour 1,1 milliard, les centrales d’achat pour un milliard » de F CFA. Il a aussi été décidé que des efforts supplémentaires seront déployés « pour au moins atténuer les augmentations qui étaient prévues sur le prix », a expliqué le chef du gouvernement sénégalais.

Néanmoins, dans les marchés, les commerçants restent sceptiques quant à la capacité du pays de produire un riz de qualité satisfaisante, et ils déplorent la hausse des prix du sac de 50 kilos, passé d’environ 25 à 40 dollars en quelques mois. Antoinette, marchande sénégalaise de 20 ans, estime que la seule solution est quand même pour le pays de devenir autosuffisant, même si la qualité est moindre.

En République centrafricaine, la ministre du commerce, de l’Industrie et des PME, Emilie Béatrice Epaye, a rappelé à l’ordre les opérateurs économiques cette semaine. Face à la flambée des prix, son ministère a été amené à prendre des « mesures conservatoires » en mettant sous surveillance tous les produits de première nécessité, a-t-elle expliqué, ajoutant qu’un comité d’homologation des prix a été mis sur pied.

Rappelant que le commerce est libéralisé en RCA depuis 1992 , Mme Epaye a souligné que l’Etat est tenu de prendre ses responsabilités quand il y a des problèmes. Les contrevenants aux dispositions légales en vigueur s’exposent à une amende transactionnelle allant de un million à 100 millions de FCFA, avertit un communiqué de son ministère.

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