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San Francisco en état d’alerte pour le passage de la flamme olympique


Selon les autorités du grand port de Californie, dont la communauté chinoise est la plus importante du continent américain, des centaines de policiers devaient patrouiller le long du parcours d’une dizaine de kilomètres que doit suivre la torche olympique. Comme des milliers de manifestants sont attendus, il se pourrait que les relais de la flamme soient modifiés à la dernière minute pour des raisons de sécurité.

La municipalité tient à éviter les scènes violentes observées à Paris et Londres ces derniers jours, lorsque des manifestants opposés à la répression chinoise au Tibet ont entravé le déplacement de la flamme. L’un des coureurs prévus aux relais de San Francisco a d’ailleurs renoncé à y participer.

Les militants en faveur du Tibet et les activistes des organisations de défense des droits de la personne humaine font valoir qu’ils encouragent les manifestations pacifiques, même si les protestations ont dégénéré le week-end dernier à Paris, puis à Londres.

Le Comité d’organisation des jeux olympiques de Pékin a condamné ces manifestations. « La flamme olympique appartient à tous les peuples du monde », a souligné un porte-parole chinois. Le Comité Olympique australien est, lui aussi, opposé à un boycott des jeux de Pékin, comme l’a souligné son président, John Coates. « Je ne pense pas que les gens doivent s’attendre à pouvoir entraver quelque chose d’aussi important que le relais de la flamme », a dit M. Coates.

Dans un éditorial, le quotidien San Francisco Chronicle a fait valoir que si les manifestations peuvent paraître insultantes à la Chine, elles sont l’une des caractéristiques de la démocratie. Un mot qui, de l’avis du journal, semble manquer au dictionnaire du gouvernement chinois. Néanmoins, le San Francisco Chronicle a appelé les manifestants à s’exprimer pacifiquement.

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