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Le malaise économique, principale préoccupation du Congrès


La rentrée parlementaire après les vacances de Pâques va être consacrée au malaise économique que connaissent les États-Unis, les démocrates ayant promis de prendre certaines mesures auxquelles les républicains font déjà obstacle.

La majorité démocrate au Congrès a certes collaboré avec George W. Bush pour faire adopter le programme de relance de la Maison Blanche. Mais cela ne l’empêche pas de chercher actuellement à convaincre l’électorat que le président ne comprend pas les difficultés économiques que connaissent les Américains moyens.

« Face aux coûts de l’énergie, la question du logement, les frais d’inscription à l’université, les soins de santé, vous ne pouvez pas adopter une attitude passive en ce qui concerne leur impact dévastateur sur les familles de la classe moyenne du pays, et une économie qui, clairement, ne profite pas à cette classe moyenne », a dit M. Emanuel.

De son côté, la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, a noté que durant leurs vacances, les parlementaires américains avaient consulté leurs électeurs, qui leur ont fait part de leurs préoccupations. Et elle a lancé un défi au président Bush.

« J’exhorte maintenant le président à s’unir à nous et à participer à un sommet sur l’économie avec la Chambre et le Sénat, démocrates et républicains, pour que nous puissions répondre aux préoccupations essentielles des familles américaines » a affirmé Mme Pelosi. La présidente de la Chambre des représentants a fait valoir que la guerre en Irak contribuait aux problèmes économiques du pays et pourrait accentuer la récession, en entravant les nouveaux investissements aux États-Unis.

Mais pour l’instant, les républicains ne semblent guère d’humeur à rejoindre les démocrates. Les dirigeants du parti ont déjà fait savoir qu’ils étaient contre des mesures proposées à la Chambre et au Sénat par les démocrates pour mitiger l’impact de la crise de l’immobilier.

Entre temps, le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke a averti mercredi que l'économie américaine pourrait entrer en récession cette année. Lors d'une allocution devant la Commission économique du Congrès, M. Bernanke a dit que le produit intérieur brut ne croîtra pas beaucoup ou pas du tout, pendant la première moitié de 2008. Néanmoins, grâce à la réduction des taux directeurs de la Fed, la croissance pourrait reprendre en fin d’année ou l’année prochaine, a-t-il ajouté.

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