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Burundi : malaise au sein de l’armée nationale


Un malaise s’observe au sein de l’armée burundaise depuis quelques temps. Des militaires ont, pour la première fois, refusé d’obéir aux ordres de l’état-major général. Au nombre de 500 environ, les intéressés – des Tutsi pour la plupart – rejettent les conditions de démobilisation qui leurs sont offertes et refusent de rejoindre le centre de démobilisation de Gitega. 200 autres militaires de Gitega ont boycotté les séances de formation, arguant par la suite qu’ils n’avaient pas été enregistrés.

Les responsables militaires burundais se disent conscients du malaise et de la nécessité de refaire le recensement ethnique à la base de la démobilisation en cours. « Il faut tenir compte des équilibres ethniques », a indiqué un porte-parole militaire burundais. « Si le gouvernement décide de chasser certains militaires, il doit préciser pourquoi », a indiqué un officier Hutu qui dit que s’il était démobilisé, sa famille et lui ne pourraient pas trouver où manger.

Pour sa part, le ministre de la Défense et des anciens combattants, Germain Niyoyankana, le général Germain Niyoyangana, a assuré que personne n’usera de la force pour chasser les grévistes de l’espace qu’il occupe derrière un camp militaire. « Il ne faut pas avoir peur des problèmes ; le problème est posé, il faut le gérer », a dit l’ancien président Sylvestre Ntibantunganya.

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