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Poursuite du duel politique Obama-Clinton en vue de la primaire démocrate d’avril en Pennsylvanie


Lundi, Hillary Clinton, candidate avec Barack Obama à l’investiture du parti démocrate pour l’élection présidentielle de novembre, a présenté des mesures pour relancer l’économie et pallier à la crise qui sévit dans le secteur du logement.

La sénatrice de New York a exhorté le président George W. Bush à nommer un groupe d'experts de haut niveau qui seraient placés sous l’égide des ex-gouverneurs de la Réserve fédérale Alan Greenspan et Paul Volcker et de l'ancien secrétaire au Trésor Robert Rubin. Il leur reviendrait de décider de l'opportunité du rachat de logements par les pouvoirs publics pour juguler la crise immobilière.

Dans le cadre de cette initiative, la FHA, l'administration fédérale chargée du logement, devrait se tenir prête à racheter, restructurer et revendre les prêts immobiliers faisant l'objet d'un défaut de paiement, a déclaré Mme Clinton.

L’ancienne Première Dame des États-Unis a donné son soutien au projet de loi du député Barney Frank du Massachusetts et du sénateur Chris Dodd du Connecticut. Ces deux parlementaires démocrates proposent de renforcer la capacité du gouvernement à garantir les hypothèques renégociées à des conditions plus favorables. Néanmoins, a ajouté Mme Clinton, un groupe bipartisan devrait déterminer si cette approche est suffisante ou si le gouvernement doit aller encore plus loin et acheter les créances en souffrance.

Mme Clinton et son rival, M. Obama, redoublent d’efforts en vue de la primaire de Pennsylvanie et il ne se passe guère de jour sans un discours d’envergure de l’un ou l’autre des candidats. La semaine dernière, le sénateur Obama s’était également rendu à Philadelphie, la principale métropole de la Pennsylvanie, pour prononcer une grande allocution sur les relations raciales aux États-Unis. En réponse à la controverse provoquée par les déclarations incendiaires de son ancien pasteur noir, le révérend Jeremiah Wright, le candidat démocrate a proposé une vision de l’unité américaine qui transcende les différences raciales. Il a rappelé qu’il est fils d’un Noir et d’une Blanche, éduqué par une mère et une grand-mère blanches. Il a fait valoir qu’il ne peut pas rejeter le pasteur de la même manière qu’il ne peut pas écarter sa propre grand-mère blanche, qui émettait parfois des propos racistes.

Le sénateur de l’Illinois a également soutenu que les Américains ne peuvent pas continuer d’ignorer la question raciale. L’Union américaine n’est pas encore parfaite et il reste du travail à faire pour s’attaquer aux inégalités raciales, a-t-il ajouté.

Pour ne pas être en reste, le sénateur de l’Arizona John McCain, qui est assuré de l’investiture du parti républicain à l’élection présidentielle, a également prononcé ce mardi un discours sur la crise du crédit immobilier. De l’avis des analystes, c’était pour pallier aux critiques, notamment des démocrates, qui l’accusaient de suivre aveuglément la ligne fixée par le président Bush et d’être un novice en économie.

Tout en reconnaissant ne pas être très fort dans ce domaine, McCain a dit à l’occasion d’un discours en Californie que ce n’était pas le rôle du gouvernement d’intervenir pour récompenser les banques et emprunteurs imprudents. Washington ne doit agir que pour protéger l’intégrité de l’économie tout entière, a-t-il dit.

Ni les spéculateurs, ni les Américains qui ont imprudemment acheté des maisons pour les louer ou comme résidences secondaires, ne devraient recevoir une aide, a-t-il fait valoir. Le sénateur McCain a appelé à un sommet des experts comptables du pays pour discuter du système en vigueur et des moyens de le réformer. Quant aux banques, a-t-il ajouté, elles devraient faire tout leur possible pour aider ceux qui le méritent à renégocier leurs hypothèques.

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