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Le parlement kenyan approuve l'accord de réconciliation nationale


L’assemblée nationale kenyane a adopté le texte relatif à l’accord de paix obtenu grâce à la médiation de l’ancien Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan. L’accord paraphé par le président Mwai Kibaki et le dirigeant d’opposition Raila Odinga prévoyait l’adoption du projet de loi de réconciliation nationale et du projet d’amendement constitutionnel, deux textes devant aboutir à la création du poste de Premier ministre et au partage équitable des postes ministériels entre le Parti de l’Unité Nationale (PNU) au pouvoir et le Mouvement Démocratique Orange (ODM) d’opposition.

Mardi, les députés ont adopté le projet d’amendement constitutionnel, comme les deux dirigeants les avaient invités à le faire. « Monsieur le président de la chambre, il ne faut pas nous considérer mutuellement comme appartenant au PNU, à l’ODM-K, à l’ODM ou autre parti », avait lancé Raila Odinga. Il nous faut se fondre en un seul peuple avide d’œuvrer pour le pays. Consolidons la base de la démocratie multipartite dans notre pays, a ajouté M. Odinga.

De son coté, le président Kibaki s’est déplacé au parlement, ce qui n’est pas dans ses habitudes. C’était pour exprimer l’espoir que les violences politiques et ethniques qui ont fait plus de mille morts et des centaines de milliers de déplacés pourraient être apaisées.

« Auparavant, nous nous éloignions les uns des autres. Maintenant, nous sommes rassemblés. C’est motif de satisfaction, d’autant que nous allons réussir dans notre entreprise » a dit M. Kibaki. La voie dans laquelle le pays s’était engagé était terrible, a jugé le président, se disant convaincu que le Kenya a trouvé une solution à la crise.

En dépit de l’optimisme affiché par le président et son rival, des incertitudes persistent quant au partage du pouvoir et au bon fonctionnement du gouvernement de coalition.

Ce vote du projet d’amendement constitutionnel devrait être suivi par l’adoption du projet de loi de réconciliation nationale, qui porte notamment sur le partage du pouvoir.

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