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Baisse des taux de la Fed; les places boursières un peu plus optimistes


La Fed, la banque centrale américaine, a abaissé de 0,75 % son taux d’intérêt directeur pour le ramener à 2,25 %. But de cette mesure : faire face à la crise du crédit et stimuler l’économie.

Un calme précaire régnait mardi sur les places boursières à travers le monde, en raison de l'incertitude suscitée par le rachat pour une bouchée de pain de la banque d’investissement américaine Bear Stearns par sa concurrente JP Morgan Chase. La proposition d'achat, appuyée par la Réserve fédérale, a été rendue publique dimanche.

Bear Stearns, la capitalisation de la cinquième banque, par ordre d’importance aux États-Unis n'est plus évaluée qu'à 236,2 millions de dollars, JP Morgan Chase n’offrant que deux dollars par action pour réaliser cette transaction. Il y a une semaine, le cours de l'action de Bear Stearns s'établissait à plus de 70 dollars.

La Fed s'est portée garante de cette transaction pour éviter une faillite de la banque en difficulté. Bear Stearns a été lourdement affectée par la débâcle du marché des prêts hypothécaires à risque qui sévit depuis l'an dernier.

Mardi, Wall Street a été un peu rassurée par les résultats affichés par deux autres banques d’investissement américaines: Goldman Sachs a fait état d’un bénéfice, même s’il était en baisse en raison de pertes sur le marché du crédit. Et surtout, Lehman Brothers Holding, numéro quatre du secteur, a fait part d’une baisse de seulement 57 % de son bénéfice pour le trimestre qui s’est achevé à la fin février. On redoutait lundi que cette banque ne connaisse les mêmes problèmes que Bear Stearns, ce qui ne semble pas être le cas pour le moment. D’où le soulagement à Wall Street, reparti à la hausse.

Le président George W. Bush a tenté de rassurer les places financières en pleine tourmente. Il a affirmé qu’en dépit de la déroute des marchés boursiers, la situation était maîtrisée. « Une chose est certaine, ce sont des temps difficiles. Mais une autre chose est sûre, c’est que nous avons agi de manière forte et décisive », a dit M. Bush.

Le président a exprimé son soutien à la Fed, tout en faisant l’éloge du secrétaire américain au Trésor Henry Paulson. « Vous avez montré au pays et au monde entier que les États-Unis contrôlent la situation. Ensuite, vous avez réaffirmé le fait que nos institutions financières sont solides, et que nos marchés des capitaux fonctionnent efficacement » a ajouté le chef de l’exécutif.

A noter que la société de crédit immobilier américaine, Countrywide Financial, fait l'objet d'une enquête des autorités fédérales américaines, qui la soupçonnent de fraude et manipulation des cours. Countrywide, la première institution financière à être affectée par la débâcle du marché des prêts hypothécaires à risque, a été rachetée par Bank of America, en janvier. Le FBI cherche à savoir si cette firme n'a pas caché la réalité de sa santé financière aux autorités.

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