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Les marchés internationaux, au chevet de l’économie américaine


L’économie américaine a perdu 63.000 emplois non agricoles en février, alors qu’elle en avait déjà perdu 22.000 autres en janvier. C’est la première fois que l’économie enregistre deux mois de licenciements consécutifs depuis juin 2003.

Jeudi, la Mortgage Bankers Association, une organisation regroupant des professionnels de l'hypothèque, a annoncé que le nombre de saisies de propriétés avait récemment atteint de nouveaux records.

A Washington, les parlementaires démocrates ont vivement critiqué l’administration Bush. Pour Charles Schumer, ces derniers chiffres montrent que l’économie sombre dans la récession. Le sénateur démocrate a accusé le gouvernement de ne pas intervenir suffisamment pour enrayer la crise, alors que la Maison Blanche préconise la patience, pour donner au plan de relance initié par le président George W. Bush et approuvé par le Congrès le temps d’agir.

Par ailleurs la banque centrale américaine a annoncé de nouvelles mesures pour injecter des fonds supplémentaires sur les marchés de crédit afin de réduire les tensions persistantes observées sur les niveaux de liquidité des institutions financières américaines. La Fed va notamment augmenter à 100 milliards de dollars le montant de ses adjudications de liquidités pour faciliter les emprunts. Elle compte également renforcer sa coopération avec les autres banques centrales étrangères. Du coup, le dollar a rebondi après avoir touché un nouveau plancher historique face à l'euro en réaction aux mauvaises statistiques de l'emploi.

Les cours du pétrole se sont également repliés, mais timidement, restant au-dessus de 105 dollars le baril. Les experts attribuent cette hausse non seulement à la faiblesse du dollar mais également à une demande toujours soutenue en Chine et en Inde, sans oublier les tensions actuelles en Amérique Latine, où le Venezuela - gros producteur de brut - se trouve impliqué dans une vive dispute avec la Colombie et l’Equateur.

C’est ce qui faisait dire au président Bush en début de semaine que la diversification des ressources énergétiques des États-Unis est devenue une question de sécurité nationale. Le chef de l’exécutif s’exprimait ici à Washington à l’occasion du colloque sur l'énergie renouvelable organisé par le gouvernement américain en collaboration avec l'American Council on Renewable Energy - le conseil américain sur l’énergie renouvelable.

« Certains pays qui nous fournissent du pétrole ne nous aiment pas particulièrement. Ils n’aiment pas le type de gouvernement que nous préconisons. Ils n’ont pas foi dans les mêmes libertés que nous. C’est un problème de sécurité nationale pour les États-Unis et tout autre pays qui ont à cœur leur souveraineté économique et nationale » a déclaré le président Bush.

Les États-Unis œuvrent toujours à la création d’un partenariat mondial de l’énergie nucléaire avec le Japon, la France, la Grande-Bretagne, la Russie et la Chine.

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