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Election présidentielle de novembre : le suspense du « super-mardi » 


Derniers préparatifs des candidats à l’élection présidentielle de novembre, à la veille du « super-mardi ». Les derniers sondages sont favorables au sénateur républicain John McCain de l’Arizona, et au sénateur démocrate de l’Illinois Barack Obama.

Mardi, 22 Etats tiendront des élections primaires ou caucus, et en raison du nombre élevé d'élections organisées en un seul jour, ce mardi pourra rapporter - ou coûter gros - à un candidat à l'investiture de son parti. Il s'agit d'Etats répartis à travers tout le pays et d'une grande diversité culturelle.

Pour les candidats, le défi était de diriger leurs campagnes électorales simultanément dans une vingtaine d’Etats différents. Ils ont dû former dans chacun de ces Etats, (notamment la Californie et l’Etat de New York, très peuplés), des équipes de campagne pour atteindre le maximum d'électeurs possible. Les candidats ont dû également se livrer à un barrage de publicité à la télévision, et réaliser de brèves escales dans le plus grand nombre possible d’Etats.

Lundi, le sénateur Obama se présentait toujours comme le candidat du changement. « Je peux offrir une rupture claire et nette avec l’échec des politiques de George Bush. Je n’aurai pas à expliquer mes votes du passé », rappelait M. Obama lors d’un meeting dans le Delaware.

Pour sa part, lors d’une escale dans le Missouri, la sénatrice Hillary Clinton a demandé à l’électorat de tenir compte de son expérience. « Mon rival n’a pas dû subir ce type de baptême du feu. Il ne faut pas se faire d’illusion. On ne fera pas de quartier et il faut désigner quelqu’un qui a l’expérience et le courage de subir les coups qu’on lui assène, et de riposter », a averti Mme Clinton.

Chez les démocrates, plus de 1 600 délégués sont en jeu. Un candidat doit réunir le soutien de 2 025 délégués pour remporter l’investiture de son parti à l’élection présidentielle. Les délégués sont pratiquement tous attribués selon un système proportionnel, de sorte qu'il est possible que la course entre M. Obama et Mme Clinton demeure serrée, malgré l'issue du vote.

Par contre, il faut 1191 délégués pour devenir le candidat du parti républicain. Si les délégués républicains de la Californie et de la Georgie sont en bonne partie octroyés en fonction des résultats obtenus dans chacun des districts, la plupart des autres Etats ont opté pour une formule qui attribue au candidat républicain vainqueur la totalité des délégués.

Le sénateur John McCain, qui a remporté les primaires de Caroline du Sud et de Floride, est bien placé à la veille de ce « super-mardi ».

« En tant que président des Etats-Unis, je garderai mes qualités de républicain fier et conservateur, mais je tendrai la main aux démocrates et oeuvrerai avec eux pour le bien du pays », a déclaré M. McCain. C’est ce que les Américains souhaitent, a-t-il ajouté.

L’ancien gouverneur républicain du Massachusetts, Mitt Romney, accuse toujours le sénateur de l’Arizona de n’être pas assez conservateur. « Il y a ce vieux dicton qui dit que lorsque c’est une course entre un républicain qui se comporte comme un démocrate, et un démocrate, c’est ce dernier qui l’emporte », a déclaré M. Romney.

L’ancien gouverneur de l’Arkansas Mike Huckabee est toujours en lice. Il espère que le « super-mardi » relancera sa candidature. Le député républicain Ron Paul, candidat du Parti libertaire, espère lui que l’Alaska lui sera favorable.

A noter qu’il n'y a aucune garantie que la course à l’investiture des deux principaux partis politiques - démocrate et républicain - soit gagnée mardi soir même. Les politologues s’attendent à une course beaucoup plus longue, notamment du côté des démocrates, où l'électorat est divisé entre Barack Obama et Hillary Clinton.

Il est possible que si aucun des candidats ne parvient à remporter une majorité des délégués des élections primaires, l'investiture ne soit accordée que lors des Conventions des partis démocrate et républicain, respectivement en août et septembre 2008.

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