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Le dernier discours du président Bush sur l’état de l’Union suscite diverses réactions


Dans son dernier discours sur l’état de l’Union, discours prononcé lundi soir, le président Bush a, au plan intérieur, parlé du ralentissement économique aux Etats-Unis et de la nécessité de relancer la croissance. Il a proposé diverses solutions et se dit optimiste quant aux perspectives, à long terme, de l’économie américaine.

Au plan international, M. Bush a évoqué la guerre en Irak et la lutte globale contre le terrorisme. Là aussi, il a fait état de progrès sur le front irakien notamment ; une situation qui devrait permettre un retrait progressif des troupes américaines sur le terrain. Le président Bush a préconisé la poursuite de l’offensive antiterroriste.

Au lendemain de ce discours, la Chambre des représentants a approuvé, le projet de relance de l’économie, d’un montant de 150 milliards de dollars, sur lequel la Maison Blanche et les députés tant républicains que démocrates s’étaient déjà entendus; un plan qualifié par le président de crucial dans son discours. Le Sénat examinera ce projet mercredi.

Les réactions individuelles des parlementaires et leaders politiques au discours du président Bush peuvent être réparties en deux groupes. Côté républicain, les félicitations au chef de l’exécutif américain abondent. « Le président a agi avec intelligence. Il s’est cantonné aux sujets pertinents... et il va continuer à s’activer pour progresser dans ces domaines au lieu de se présenter à 11 mois de la fin de sa présidence avec une liste complète de nouveaux objectifs », a souligné le député de Géorgie Jack Kingston.

Chez les démocrates, on est d’un tout autre avis. « Le président ne s’est pas adressé aux gens de ma génération, les jeunes Américains à la recherche de l’espoir, d’une vision qui leur offre la possibilité de prendre une nouvelle direction. Dans des domaines comme l’enseignement, la santé, le rapatriement de nos troupes en Irak, nous sommes complètement dans l’impasse », a affirmé la député de Floride Debbie Wasserman Shultz.

A noter qu’une suggestion du président Bush fait l’objet de nombreuses critiques dans les deux camps, à savoir la détermination du chef de l’exécutif à limiter la capacité des parlementaires à inclure dans les lois budgétaires des millions de dollars de fonds pour des projets bénéficiant à leur circonscription. Tant les démocrates que les républicains jugent de tels projets nécessaires à leur survie politique.

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