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Niger: Amnesty International dénonce les prises d’otages du MNJ


Amnesty International a fait part de ses vives inquiétudes aux sujets des activités de Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), groupe armé Touareg en lutte contre le gouvernement nigérien depuis février 2007. L’ONG a dénoncé l’utilisation de mines antipersonnel par les rebelles nigériens dans les zones qu’ils contrôlent. Le MNJ détient actuellement une trentaine de personnes, dont des soldats gouvernementaux.

Rappelant la prise en otage, le 22 janvier, du préfet de Tanout, le chercheur d’Amnesty pour le Niger, Salvator Saguès, a dit craindre que ce dernier soit torturé. Il a appelé le groupe rebelle à respecter le droit international humanitaire « qui interdit absolument toute prise en otage de civils .» M. Saguès a souligné que la Convention de Genève s’applique en ce qui concerne les soldats faits prisonniers.

Le porte-parole du MNJ, le docteur Tangana Ahmed, a, de son côté, assuré que la torture « n’est pas une pratique connue » au sein de son mouvement. Il a appelé Amnesty International à se rendre sur place pour examiner la situation des otages. Le docteur Ahmed a, par ailleurs, accusé le gouvernement nigérien d’avoir procédé à des exécutions extrajudiciaires et de détenir, sans raison, plusieurs civils « dans des conditions déplorables. »

Parlant de la mort d’un des otages du MNJ, le porte-parole du groupe a expliqué que les conditions de vie dans le désert sont difficiles pour ceux qui n’y sont pas habitués. Il a démenti avec véhémence les accusations selon lesquelles le MNJ pose des mines antipersonnel dans la zone sous son contrôle.

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