Liens d'accessibilité

Le Tchad et le Soudan à nouveau à couteaux tirés


La tension monte entre le Tchad et le Soudan, les deux pays s’accusant mutuellement d’intentions belliqueuses. Samedi, le président tchadien Idriss Deby Itno a menacé de poursuivre les rebelles tchadiens jusqu’à leurs bases soudanaises. N’Djamena accuse Khartoum de soutenir ces derniers dans une volonté d’entraver le déploiement d’une force de l’Union européenne dans l’Est du Tchad et de la Force hybride Onu-Union africaine dans le Darfour Soudanais.

Khartoum accuse, de son côté, l’aviation tchadienne d’avoir bombardé, dimanche, une zone située au sud-ouest de Geneina, dans l’Ouest du Darfour, faisant trois morts et quatre blessés au sein de la population civile. Le Soudan se dit prêt à faire face à toute agression de l’armée tchadienne. Pour Suleiman Baldo, directeur adjoint du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient au du Centre international de justice transitionnelle à New York, « les risques sont réels, (…) ça va être des frictions directes alors que, jusqu’à présent, il y a eu des confrontations par groupes insurgés de l’autre pays interposés. »

Parlant des forces en présence, M. Baldo note que l’armée tchadienne dispose d’effectifs limités en hommes, mais a récemment acquis une importante quantité d’équipements militaires et peut, en outre, compter sur l’appui logistique de la France. En ce qui concerne l’armée soudanaise, Suleiman Baldo explique que celle-ci produit une bonne part de ses équipements militaires, mais ne bénéficie pas de la confiance du gouvernement qui préfère s’appuyer sur les milices ; ce qui, de l’avis de M. Baldo, explique les revers de l’armée soudanaise au Darfour.

XS
SM
MD
LG