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Affaire Arche de Zoé : manœuvres judiciaires pendant que les diplomates tentent de calmer le jeu


Les avocats de l’Arche de Zoé - association ayant tenté d’emmener 103 enfants en France à l’insu des autorités tchadiennes – ont demandé une requalification des faits afin de réduire les peines encourues par leurs clients. Ceux-ci sont accusés d’enlèvements de mineurs et d’escroquerie, des crimes passibles de 5 à 25 ans de travaux forcés au Tchad. Les avocats, que cite l’AFP, espèrent obtenir une inculpation pour enlèvement et détournement sur mineurs de moins de 15 ans, sans fraude ni violence, délit passible de 2 à 5 ans de prison.

Entre-temps, les diplomates tentent de calmer le jeu dans la polémique judiciaire qui s’est développée entre le Tchad et la France autour de cette affaire. Le président français Nicolas Sarkozy avait déclaré, en début de semaine, qu’il retournerait au Tchad pour rapatrier les six ressortissants français encore en détention, quoi qu’ils aient fait. N’Djaména a aussitôt rejeté cette hypothèse. Au Quai d’Orsay, siège du ministère français des Affaires étrangères, on préfère maintenant mettre l’accent sur la coopération judiciaire. « C’est une affaire qui est entre les mains des justices française et tchadienne », a déclaré Frédéric Desagneaux, porte-parole adjoint du Quai d’Orsay, ajoutant que la coopération entre les deux justices se développe dans le cadre d’une convention bilatérale de 1976.

Sur le plan humanitaire, le représentant du HCR au Tchad, Serge Malé, a fait état de « bonnes nouvelles »concernant les 103 enfants que l’Arche de Zoé tentait d’emmener en France. Ces enfants sont hébergés à l’orphelinat d’Abéché et la plupart de leurs parents se sont présentés dans cette ville, a-t-il dit. Il s’agit maintenant de vérifier les liens familiaux pour ensuite procéder à la réunification des familles, a expliqué M. Malé en précisant qu’à terme, il faudra lancer, dans la mesure du possible, des projets communautaires en faveur de ces populations.

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