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Présidentielles américaines 2008 : la dernière ligne droite avant les primaires


Il ne reste plus que deux mois avant les toutes premières primaires de la présidentielle 2008 aux Etats-Unis. Il ressort d’un sondage réalisé par CNN et l’institut Gallup, et d’un autre auquel a procédé Newsweek, que Hillary Clinton et Rudy Giuliani se classent en tête de la course présidentielle de 2008.

Dans le camp démocrate, la sénatrice de New York devance le sénateur de l’Illinois, Barak Obama, avec 44 % des intentions de vote contre 25. L’ancien sénateur John Edwards arrive en troisième position avec 14 %. Dans le sondage de Newsweek, l’écart est de 44 à 24. La bataille est plus serrée dans le camp républicain. Le sondage de CNN place l’ancien maire de New York, Rudy Giuliani, en tête avec 28 % d’opinions favorables, suivi par l’ancien sénateur Fred Thompson avec 19 %, et le sénateur John Mc Cain avec 16 %. L’ancien gouverneur du Massachussets Mitt Romney ferme la marche avec 11 %. Le sondage de Newsweek crédite M. Giuliani de 30 % des intentions de vote contre 15 % à M. Thompson.

Les adversaires démocrates de Mme Clinton redoublent d’ardeur dans leurs critiques ces derniers temps. Chacun entend marquer sa différence, en matière de politique étrangère notamment. Le sénateur Barack Obama observe que le soutien initial d’Hillary Clinton à la guerre en Irak et son dernier vote en faveur d’un texte assimilant les Gardiens de la révolution iranienne à une organisation terroriste montrent bien qu’elle fait fi de l’opinion des démocrates qui voudraient qu’on privilégie une solution diplomatique.

« Elle a approuvé l’invasion de l’Irak, dit Obama, et s’est mise à voter pour cette résolution sur l’Iran. Les tambours de guerre se font entendre à nouveau. On ne saurait vous trompter deux fois », a déclaré M. Obama.

Mme Clinton rejette l’idée selon laquelle son vote engage les Etats-Unis sur le chemin de la guerre contre l’Iran. Elle explique qu’elle voudrait voir un retour en force de la diplomatie américaine sur la scène internationale si elle est élue. « Vous ne pouvez pas assumer le rôle de leader si personne ne vous suit et nous devons retrouver notre rôle de leader. Nous devons diriger à l’aide de nos valeurs, de notre autorité morale, diriger pour refaire l’unité du monde », a déclaré l’ancienne première dame américaine.

Les candidats républicains se montrent volontiers plus agressifs vis-à-vis de l’Iran. Certains d’entre eux laissent entendre qu’ils utiliseront la manière forte pour empêcher Téhéran de se doter d’armes nucléaires.

La sécurité nationale est en train de devenir une question centrale dans la course à l’investiture du parti républicain. Et c’est précisément ce qui a propulsé Rudy Giuliani au-devant de la scène. Il ressort des sondages d’opinion que les Américains le perçoivent comme le leader « le plus musclé » parmi les candidats républicains, au regard du rôle qui a été le sien au moment des attentats du 11 septembre 2001. Ce qui n’empêche pas ses adversaires de le défier sur ce terrain..

« La question numéro 1 étant la sécurité de ce pays, nous devons tenir pleinement compte du fait que nous sommes dans un conflit global, qui ne cessera pas d’exister quand la guerre en Irak sera réglée », déclarait récemment Fred Thompson lors d’un passage au New Hampshire.

Pour sûr, la politique étrangère sera un sujet dominant pendant la campagne 2008, dit Arthur Sanders, professeur de sciences politiques à Drake University dans l’Iowa. « Par les temps qui courent, soutient-il, c’est un sujet capital. La guerre en Irak, la guerre antiterroriste, l’Iran et les armes nucléaires sont autant d’affaires pendantes qui préoccupent bon nombre de gens» - un pronostic confirmé par les derniers sondages.

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