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Affaire Arche de Zoé : les suspects seront jugés au Tchad selon N’Djaména


Le président français Nicolas Sarkozy s’est engagé à retourner au Tchad pour ramener les Français qui y sont encore détenus en rapport avec la tentative de l’Arche de Zoé, une association française, d’emmener illégalement 103 enfants africains en France. M. Sarkozy s’est déjà rendu dimanche au Tchad où il a obtenu la libération de 3 journalistes français et 4 hôtesses de l’air espagnoles, arrêtés le mois dernier en même temps que des membres de l’Arche de Zoé.

Il n’est pas question d’extrader les six membres français de cette association, la justice se fera au Tchad, a déclaré le président Idriss Déby Itno. Dans une interview à la VOA, le ministre tchadien de la Justice, Albert Pahimi Padaké a qualifié la déclaration du président français de « tout à fait inopportune du moment où le dossier est pendant devant la justic tchadienne qui est en train de faire son travail de façon tout à fait indépendante. »

Notant l’existence d’un accord de coopération judiciaire entre la France et le Tchad datant de 1976, M. Padaké a souligné que l’application de cet accord ne peut se faire que « si les deux justices se rapprochent » et essaient de « trouver un terrain d’entente ; ce qui n’est pas encore le cas. » Pour le ministre tchadien de la Justice, « la juridiction tchadienne est entièrement compétente sur ce dossier en vertu des dispositions de l’article 49, alinea c » de l’accord franco-tchadien de coopération judiciaire. La procédure judiciaire se poursuit contre six ressortissants français membres de l’Arche de Zoé, un pilote belge et trois stewards espagnols actuellement détenus au Tchad, a-t-il fait savoir.

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